Publi-information

Agriculteur et fils d'apiculteur Quentin Coulombel : « Le colza et les abeilles se rendent service mutuellement »

Corteva

Chez Quentin Coulombel, de Glisy, dans la Somme, le colza et les abeilles font bon ménage. Celles-ci profitent de l’oléagineux pour bien démarrer leur saison de production de miel. Elles favorisent, en même temps, la pollinisation de la culture pour un effet booster sur le rendement.

Quentin CoulombelQuentin Coulombel observe que le colza est la première ressource de la saison, disponible en quantité pour les abeilles. (©Quentin Coulombel)

Sur ses 110 ha de grandes cultures, Quentin Coulombel implante chaque année 10 à 20 % de colza. Depuis quelques années, son père, apiculteur, dispose sa trentaine de ruches dans les parcelles de colza de son fils. « C’est l’une des fleurs que les abeilles apprécient le plus, témoigne le jeune picard. Et c’est la première ressource de la saison, disponible en quantité. Elle les aide à bien démarrer et à lancer les essaims. Grâce au colza, on est sûr d’avoir du miel ! »

Gain de productivité de 0 à 15 %

Et les abeilles le lui rendent bien. « En favorisant la pollinisation du colza, les ouvrières augmentent la productivité de la culture. Le gain de rendement varie selon les années mais nous l’estimons entre 0 et 15 %, précise Quentin Coulombel. Ce petit plus est très difficile à quantifier, surtout que les abeilles ne sont pas les seuls pollinisateurs du colza. Il faudrait mettre en place une expérimentation pour le mesurer précisément. Mais une chose est sûre, la présence des abeilles est favorable à la culture. »

Les ruches sont réparties dans les parcelles de colza à raison de quatre à cinq par hectare. « Le miel de colza n’est pas le plus intéressant sur le plan qualitatif, ajoute l’agriculteur des Hauts-de-France. Une fois la floraison terminée, les ruches sont déplacées. Nous varions les ressources pour obtenir un miel multi-espèces. »

Attention aux abeilles

Sur l’exploitation, Quentin Coulombel cultive aussi des céréales, des betteraves, des pois et du maïs. « Les pois fleurissent aussi mais ils ne sont pas mellifères, indique le jeune agriculteur.  Quant au trèfle incarnat, ses fleurs sont mellifères, mais trop longues et les abeilles n’arrivent pas à atteindre le pollen. »

L’agriculteur est très prudent vis-à-vis des abeilles. « Depuis que nous installons des ruches dans les parcelles, je préfère ne pas utiliser d’insecticide à partir du début de la floraison, précise-t-il. Cette année, nous avons de fortes attaques de méligèthes et la floraison a eu du mal à démarrer, mais je crois que les insectes ne sont pas les seuls responsables. D’après les techniciens, plusieurs facteurs sont en cause. Au global, je ne pense pas être perdant. Mes rendements oscillent entre 30 et 40 q/ha. » Et Quentin Coulombel d’ajouter : « Nous aussi, agriculteurs, avons bien conscience des problématiques environnementales et nous prenons en compte les attentes sociétales. »


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Tags

A lire également

Chargement des commentaires