Ce phénomène se manifeste lorsque plusieurs facteurs favorables aux campagnols se combinent. La principale cause réside dans des milieux agricoles ouverts, limitant fortement les habitats pour les prédateurs des campagnols, comme les rapaces diurnes et nocturnes.
Autre facteur aggravant, l’abondance des ressources alimentaires. Le campagnol consomme principalement des tiges, des feuilles, des graines et des racines de cultures telles que la luzerne, le colza et les betteraves. Il ingère et gaspille quotidiennement une quantité de matière verte équivalente à deux fois son poids, ce qui accentue les dégâts sur les cultures.
S’ajoutent aussi des conditions climatiques, comme des hivers doux et des printemps précoces, qui favorisent leur reproduction et leur survie.
La population de ces herbivores s’accélère dès mars-avril, entraînant une forte croissance de leur population. Une femelle peut vivre 19 mois et peut mettre bas jusqu’à 8 portées par an, de 4 à 12 petits chacune.
Ça ronge, mais vous avez les cartes en main !
En situation critique, la densité de campagnols peut dépasser le seuil de 1 000 individus/ha. Pour limiter cette prolifération, un travail du sol en profondeur, comme le labour, est efficace car il détruit une partie des nids et perturbe leur environnement. Toutefois, il est essentiel de favoriser l’action des prédateurs naturels. Cela passe par des pratiques culturales adaptées, comme le semis direct ou la fauche et le broyage des résidus au plus bas, ainsi que par l’installation d’abris et de perchoirs pour ces prédateurs.
En complément, une lutte chimique peut être mise en œuvre avec RATRON GL, un appât en granulés disponible en seau ou en flacon. L’application se fait à l’aide de la canne de distribution Appli-Gun, qui libère 5 lentilles à chaque pression sur la gâchette, permettant un dosage précis et efficace.
Le tout évidemment sans dépasser la dose de 2kg/ha/an.
