La fusion de Terres du Sud et Vivadour autorisée
L'Autorité de la concurrence a approuvé « sans conditions » jeudi la fusion des coopératives agricoles Terres du Sud et Vivadour dans le Sud-Ouest, qui totalisent environ un milliard d'euros de chiffre d'affaires dans la production végétale et l'élevage de canards gras.
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Terres du Sud, basé à Clairac dans le Lot-et-Garonne, regroupe quelque 6 000 adhérents implantés principalement dans ce département, en Gironde et en Dordogne. Vivadour, établi à Riscle (Gers), compte 3 000 exploitants dans ce département, les Hautes-Pyrénées, les Landes, le Lot-et-Garonne et la Haute-Garonne.
La nouvelle entité constituerait la 20e coopérative agricole française par le chiffre d'affaires consolidé. « À l'issue d'un examen minutieux des effets » de leur fusion sur les marchés où ces coopératives interviennent, l'Autorité a conclu que « tout risque d'atteinte à la concurrence pouvait être écarté », selon un communiqué diffusé par l'instance de contrôle.
Le Sud-Ouest compte plusieurs grandes coopératives agricoles intégrées, dont les activités vont de la production de céréales destinées à nourrir les canards jusqu'au foie gras. Deux autres, Euralis et Maïsadour, veulent fusionner l'ensemble de leurs activités, après avoir renoncé en 2023 à s'unir dans le foie gras face à une enquête de l'Autorité de la concurrence, qui instruit leur nouveau projet.
Ce rapprochement donnerait naissance à un « géant vert » d'environ 9 000 employés et trois milliards d'euros de chiffre d'affaires. Euralis et Maïsadour représentent, à eux deux, 40 % de la production de foie gras en France.
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