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20 % du chiffre d’affaires d’une exploitation agricole est consacré à l’énergie

Le GNR représente 23 % de la consommation énergétique d'une exploitation en grandes cultures.

Le programme agricole Fabacéé dévoile les résultats de son premier "Baromètre du bilan énergétique des fermes françaises" à l’occasion du Salon de l’agriculture. Focus sur les consommations des exploitations en grandes cultures.

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38 000 euros par exploitation et par an, c’est la dépense moyenne d’une exploitation agricole chaque année pour sa consommation d’énergie. Cela représente environ 20 % de son chiffre d’affaires moyen.

Ces chiffres sont issus du premier "Baromètre du bilan énergétique des fermes françaises" présenté à l’occasion du Salon de l’agriculture 2026 par le programme Fabacéé. Ce programme agricole accompagne 250 groupes d’agriculteurs vers une réduction de leur consommation d’énergie, avec un objectif de - 15 % en trois ans.

Cette étude a été réalisée auprès de 1 000 exploitations parmi les 3 000 ayant rejoint le programme en 2025. Ont été étudiées les énergies directes (utilisation de GNR, électricité, gaz…) et indirectes (énergie utilisée pour la fabrication des engrais et amendement, pour l’alimentation du bétail…).

Sur les fermes analysées, la consommation moyenne est de 331 420 kWh par an, « soit l’équivalent de l’électricité annuelle d’environ 70 foyers français », explique Fabacéé. Les disparités selon les productions sont toutefois importantes.

65 130 € de facture énergétique en grandes cultures

Pour une exploitation en grandes cultures, la consommation moyenne annuelle d’énergie (énergie directe et indirecte) s’élève à 780 000 kWh pour un budget annuel de 65 130 €. « Ce sont les exploitations les plus énergivores », note Fabacéé. C’est deux fois plus que les élevages bovins laitiers qui consomment 349 948 kWh.

Dans le détail, ce sont les engrais qui représentent en grandes cultures 50 % de la consommation énergétique, puis le GNR pour 23 %.

Les producteurs de grandes cultures engagés dans le programme Fabacéé ont sélectionné plusieurs leviers permettant de réduire leur facture énergétique.

Carburant et engrais, principaux leviers d’action

Le premier levier choisi concerne l’utilisation du GNR et autres carburants. Pour cela, Fabacéé recommande de passer les tracteurs au Banc essai moteur (BEM), afin d’établir un diagnostic de leur consommation en fonction de leur utilisation, et de voir comment optimiser le moteur. Une formation d’éco-conduite permettrait également d’économiser environ 20 % de la consommation de GNR. Autres pistes d’économie de carburant, le passage à des techniques culturales simplifiées, voire au semis direct ou encore l’équipement en autoguidage GPS.

Le deuxième grand levier identifié concerne les engrais. Les actions pour diminuer la consommation énergétique sur ce poste sont le recours à des outils de pilotage de la fertilisation, via des OAD et du matériel d’épandage adapté, une amélioration de la fertilité des sols avec l’implantation de couverts ou de légumineuses, et l’intégration dans la rotation de cultures demandant moins d’intrants.

La mise en œuvre de ces différents leviers devrait permettre aux exploitations en grandes cultures de réduire à terme leur consommation énergétique directe et indirecte de 15 %, soit une facture en baisse de 51 €/ha.

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