L’Unifa devient France Fertilisants
L’Unifa vient d’annoncer l’évolution de son organisation pour répondre aux tensions économiques, industrielles et géopolitiques qui fragilisent la filière. Elle vise notamment à « sécuriser une base industrielle forte en France et en Europe ».
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« Cette évolution dépasse un simple changement de nom : elle traduit une réorganisation visant à renforcer la lisibilité, la cohérence et la capacité d’action collective de la filière de la fertilisation en France », expliquent les membres de France Fertilisants.
« Cette nouvelle organisation permet à 3 entités de parler de la même voix : l’Unifa, organisation représentative des industriels de la fertilisation, l’Anpea, en charge des travaux de normalisation technique via le Bureau de normalisation de la fertilisation, et Soveea, éco-organisme dédié à la collecte et au recyclage des emballages des produits fertilisants. »
À travers cette démarche collective, l'ambition est « de devenir un acteur de référence, capable de porter une parole unifiée auprès des pouvoirs publics, et de défendre des règles du jeu stables et équitables ».
« Le MACF, un outil essentiel »
L’organisation dénonce notamment « une concurrence déloyale pour les industriels européens de la fertilisation. Plus de 60 % des engrais consommés dans l’Union européenne (source : Iris, janvier 2026) sont importés, souvent depuis des zones ne supportant ni les mêmes normes, ni les mêmes coûts. Assurer une capacité industrielle dans ce contexte n’est pas une option, mais une condition essentielle de la souveraineté alimentaire ».
« La volonté annoncée par le gouvernement français de suspendre l’application du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) aux engrais surprend d’autant plus que la France avait été moteur dans sa mise en place et crée aujourd’hui une forte illisibilité pour les acteurs économiques. »
« Cela plonge une partie de la filière des engrais dans une incertitude réglementaire préoccupante. Le MACF est un outil essentiel pour protéger notre industrie et garantir des règles du jeu équitables», souligne Renaud Bernardi, désormais président de France Fertilisants.
Dans le cadre du plan de souveraineté des engrais, l'Unifa avait proposé au ministère de l'agriculture « le réinvestissement des recettes issues du MACF et du système d'échange de quotas d'émission dans la décarbonation des sites industriels, ainsi que le renforcement des contrôles face aux importations non conformes ».
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