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Le bond du dollar plombe à nouveau le blé à Chicago

La remontée du dollar a pénalisé les commodités américaines, malgré les risques climatiques dans le bassin mer Noire et la fermeté des cours du brut.

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Les cours du blé ont finalement cédé du terrain ce vendredi soir à Chicago, à l’instar du maïs et du complexe soja. Les cotations américaines ont en effet subi la rapide remontée du dollar Index en cette fin de semaine, en réaction principalement à la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed. Le futur patron de la banque centrale américaine devrait en effet mener une politique monétaire moins accommodante qu’initialement anticipée, malgré la volonté pressante de Donald Trump de rapidement baisser les taux directeurs de la Fed.

Les céréales américaines profitent cependant toujours d’une demande mondiale dynamique, tandis que les conditions de cultures dans l’hémisphère Nord suscitent de plus en plus de préoccupations. La chute des températures annoncées dès ce week-end en Ukraine pourrait en effet causer des dégâts sur les cultures d’hiver, malgré les couvertures neigeuses en place.

Les cours du brut ont quant à eux repris leur ascension en réaction aux tensions croissantes entre Washington et Téhéran, et ont ainsi renforcé l’ensemble du secteur de l’éthanol et du biodiesel. À noter également, la Bourse de Buenos Aires a encore réduit de six points ses notations de maïs et de soja « bon à excellent » dans son dernier rapport hebdomadaire, à respectivement 46 % et 47 % (contre 31 % et 24 % un an plus tôt).

À la clôture de Chicago, le blé SRW à échéance mars 2026 s'est contracté de 3,5 c$/bu, à 5,38 $/bu. Le maïs à terme mars 2026 s'est dégradé de 2,5 c$/bu à 4,28 $/bu. La fève de soja à livraison mars 2026 s'est enfoncée de 8,0 c$/bu, à 10,64 $/bu.

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