Une campagne pommes de terre 2025 semée d'embûches
par Bernard Serpantiéil y a 4 heures5 min de lecture
[Contenu proposé par La Pomme de terre française] Comment s’est déroulée la campagne 2025 ? Comment protéger les pommes de terre contre le mildiou, les taupins et les pucerons ? Les questions mises à l’ordre du jour du rendez-vous technique d’Arvalis ont particulièrement intéressé les professionnels de la pomme de terre réunis en novembre dernier à Amiens (Somme).
Vous devez vous inscrire pour consulter librement tous les articles.
Si la campagne de culture des pommes de terre de 2025 est loin d’avoir été la plus difficile de ces dix dernières années, elle a su réserver son lot d’embûches qui n’ont pas permis aux rendements de crever les plafonds. Les plantations se sont tranquillement déroulées tout au long du mois d’avril jusqu’à la mi-mai. Au 15 avril, la plus grande partie avait déjà été effectuée. La faiblesse des précipitations du printemps a pu les faciliter, mais elle a entravé l’efficacité des désherbages racinaires. Elle a même rendu nécessaires des rattrapages chimiques ou mécaniques. Certaines parcelles sont restées très sales.
Des ravageurs arrivés vite
Alors que les plants commençaient à lever, des ravageurs se sont invités dans les parcelles. Après des taupins ayant manifesté leur présence dès le mois d’avril, ce fut au tour des pucerons. Ils sont arrivés précocement et en grand nombre début juin. Le pic fut atteint au 15 du mois et ils sont restés dans les parcelles durant tout le mois de juillet. Des dégâts ont pu être observés sur les feuillages. La quantification de leur impact sur les viroses est encore en cours d’analyse. Les cicadelles se sont également montrées très présentes durant tout l’été et sont restées actives jusqu’à la fin du mois de septembre.
Le mildiou, pour sa part, est entré en scène dès le début du mois de juin dans certaines régions. Alors que la pression est restée modérée dans les plaines de la Beauce et de Picardie, elle s’est révélée plus sévère sur les bordures maritimes, notamment en Bretagne et en Normandie. L’ensemble de ces conditions a conduit à des rendements dans une moyenne de 43,01 t/ha pour les pommes de terre de consommation, selon les estimations de l’UNPT. Ils se situent au-dessous de la moyenne quinquennale, mais la production s’est trouvée très largement compensée par l’augmentation de près de 11 % des surfaces. Cela porte le total à environ 8,5 t, soit une progression de 10 % par rapport à 2024.