Surfaces de colza : un rebond de 8 % pour la récolte 2026
Agreste révise ses prévisions de surfaces des cultures d’hiver pour la campagne 2025/26. Elles enregistrent une progression globale, particulièrement marquée pour le colza.
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« À 1,37 Mha, les surfaces de colza d’hiver cultivées en 2026 dépasseraient nettement la moyenne 2021-25, estime le service statistique du ministère de l’agriculture avec les données disponibles au 1er février. Elles progresseraient de 8,0 % sur un an, et seraient en hausse dans quasiment toutes les régions. »
« Centre-Val de Loire et Grand Est resteraient les deux premières régions de culture, avec 39 % de la sole nationale, en hausse annuelle de respectivement + 6,5 % et + 6,0 % en 2026. Les surfaces progresseraient surtout en Bourgogne (+ 15 % sur un an), où elles dépasseraient de plus de 40 % la sole moyenne des années 2021 à 2025. Elles seraient également en forte hausse dans le grand Sud-Ouest et dans le Nord-Pas-de-Calais. Le colza se développe globalement dans de bonnes conditions, malgré des attaques localisées de larves de grosses altises signalées dans l’Est (Champagne-Ardenne et Lorraine). »
Une sole de blé tendre d’hiver dans la moyenne 2021-25
Du côté des céréales d’hiver, Agreste évalue à un peu plus de 6,4 Mha les surfaces cultivées en 2026, soit une hausse de 3,2 % sur un an. Elles se situeraient à un niveau proche de la moyenne des cinq campagnes précédentes (6,5 Mha). À ce stade, les cultures se développent globalement dans de bonnes conditions malgré l’épisode de froid survenu en décembre et janvier. Toutefois, des excès de précipitations ont pu affecter les cultures sur des terrains hydromorphes, en particulier en Lorraine, ou retarder les travaux d’apports azotés en Occitanie. »
La sole nationale de blé tendre d’hiver augmenterait de 2,8 % sur un an, à 4,6 Mha, un niveau dans la moyenne des années 2021 à 2025. « La hausse s’observe dans quasiment toutes les régions. Dans les Hauts-de- France, elle atteindrait 3,5 % sur un an. Un rebond de 9,0 % serait enregistré en Centre-Val de Loire, après deux années consécutives de recul (- 14 % en deux ans). De même, dans les Pays de la Loire et en Bourgogne, les surfaces cultivées progresseraient davantage que dans l’ensemble du pays. A contrario, les surfaces diminueraient légèrement dans le Grand Est, principalement en Champagne-Ardenne. »
Les surfaces de blé dur quasi stables
Après un point bas de trente ans en 2025, la sole de blé dur d’hiver serait quasi stable en 2026, à 0,2 Mha. Le service statistique du ministère de l’agriculture souligne des évolutions variables selon les régions, avec « en particulier un fort rebond en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 10,8 % en 2026 après — 9,6 % en 2025) ».
« En Occitanie, principale région de production, les surfaces semées seraient globalement en hausse (+ 1,0 %), résultat d’une légère baisse en Midi-Pyrénées (- 0,8 %), plus que compensée par une hausse des surfaces en Languedoc-Roussillon (+ 3,4 %). En revanche, en Centre-Val de Loire, deuxième région de production, cette culture reculerait de nouveau fortement (- 6,3 % en 2026 après — 11,4 % en 2025). »
Rebond pour l’orge d’hiver, après 2025
En ce qui concerne l’orge d’hiver, « les surfaces sont révisées à la hausse par rapport à la précédente estimation, à 1,26 Mha, niveau comparable à la moyenne des années 2021 à 2025. Après le point bas de 2025, elles rebondiraient de 5,3 % sur un an ».
« Quasiment toutes les régions connaîtraient une hausse des surfaces cultivées, mais à des degrés divers. Dans le Grand Est, première région de culture, la progression sur un an serait globalement dans la moyenne nationale, mais avec un net rebond en Lorraine (+ 11,3 %) succédant au fort recul de 2025 (- 15,3 %). En Centre-Val de Loire, deuxième région de production, les surfaces augmenteraient de 9,4 % sur un an. Dans les Pays de la Loire, une hausse de l’ordre de 15 % porterait les surfaces d’orge d’hiver à un niveau très supérieur à la moyenne 2021-2025, une exception parmi les anciennes régions. Dans les Hauts-de-France, la situation serait contrastée, avec une baisse de surfaces attendue dans le Nord-Pas-de-Calais, encore à confirmer ».
Enfin, la sole de triticale est également revue à la hausse, à 313 milliers d’hectares (contre 305 estimés en décembre dernier), niveau légèrement supérieur à la moyenne 2021-2025.
« Les surfaces augmenteraient de 4,5 % sur un an, poursuivant de façon plus modérée leur net rebond de 2025. Cette culture progresserait particulièrement dans le nord et l’est du pays, ainsi que dans l’Ouest, notamment dans les Pays de la Loire, avec + 19 % sur un an. En revanche, en Auvergne-Rhône-Alpes, première région par la superficie cultivée, la hausse serait inférieure à la moyenne nationale (+ 2,9 % sur un an). Dans les territoires affichant un recul de la sole par rapport à 2025, la baisse resterait modérée, inférieure à 1 %. Ces estimations, très précoces, restent encore à confirmer. »
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