Retraites agricoles Les conjointes « oubliées », déplore la FNSEA

AFP

La FNSEA a déploré jeudi l'« oubli » des conjointes, après le vote d'une proposition de loi visant à revaloriser les pensions de retraites des agriculteurs de 75 à 85 % du Smic à compter de 2022.

Le texte doit encore être examiné au Sénat en deuxième lecture, rapidement. C'est « un premier pas », mais les conjointes ont été « tristement oubliées », a regretté le syndicat majoritaire, qui souhaite que soit « réparée l'injustice subie par les conjointes et les aides familiaux dont la pension minimum reste fixée à 555 euros par mois ».

Entre 25 000 et 50 000 personnes sont concernées, selon Robert Verger, président de la commission sociale et fiscale de la FNSEA.

« Le conjoint est en disparition dans le monde agricole, quand même, puisqu'on a une érosion du nombre de conjoints collaborateurs de 9 % par an », a-t-il déclaré, évoquant la possibilité pour les conjointes, mais aussi les conjoints masculins, depuis de nombreuses années, d'être associé exploitant, que ce soit dans les EARL ou dans les Gaec (groupements agricoles d'exploitation en commun).

Autre « injustice » dénoncée par la FNSEA, l'exclusion de la réforme des « poly-pensionnés qui ont cotisé dans plusieurs régimes » : « au final, cette limitation exclut 100 000 agriculteurs retraités » (196 000 bénéficiaires potentiels sur un total initial de 290 000), a souligné le syndicat, pour qui « cet oubli doit être réparé ».

« Nous serons enfin très vigilants pour que ce soit bien la solidarité nationale qui finance cette revalorisation conformément aux engagements du gouvernement. Nous avons encore en mémoire la revalorisation à 75 % du Smic, en 2016, qui avait été au final en partie supportée par les actifs agricoles », a conclu le syndicat.

Par le biais de cette proposition de loi portée par le député communiste André Chassaigne, votée à l'unanimité, c'est un des volets du projet gouvernemental de réforme générale des retraites, suspendu depuis la crise du coronavirus, qui fait son retour. L'entourage d'Emmanuel Macron a fait savoir récemment que « certains pans » pourraient « revenir, ceux qui concernent la justice sociale ». Ce texte doit s'appliquer aux retraités futurs, et également actuels, ce que ne prévoyait pas le projet de l'exécutif.


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