Deux responsables syndicaux agricoles en garde à vue à Toulouse

Lionel Candelon, figure de la Coordination rurale et président de la Chambre d'agriculture du Gers, ainsi que Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne, ont été interpellés par les gendarmes. Deux autres agriculteurs l'ont été pour dégradations ou refus d'obtempérer par la police nationale, a précisé le procureur de Toulouse, David Charmatz.

Le préfet de Haute-Garonne avait pris mardi un arrêté interdisant « la manifestation revendicative du mercredi 14 janvier 2026 à Toulouse et sa périphérie », prévue par plusieurs organisations syndicales d'agriculteurs, tout comme la circulation de tracteurs et d'engins agricoles sur les grands axes de la région.

Dans la nuit, une quinzaine de tracteurs de la CR du Gers ont bravé l'interdiction et pénétré dans le centre de Toulouse, stationnant longuement près de la préfecture avant d'être délogés à l'aube par les forces de l'ordre et escortés vers la périphérie de la ville.

« Malgré tous les efforts pour nous museler, pour nous interdire de manifester, pour nous intimider et nous faire rester chez nous, nos tracteurs sont enfin rentrés dans Toulouse », s'était félicité Lionel Candelon, dans un SMS à l'AFP vers 23h mardi.

Il a été interpellé pendant un blocage d'agriculteurs de la CR sur un rond-point menant à l'aéroport de Toulouse, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la CR du Gers, Eric Lasbats. « Ils lui ont passé les menottes, c'est scandaleux », a-t-il dit.

Sur place, où se trouvent une quinzaine de tracteurs, les manifestants se disent déterminés à poursuivre leur action jusqu'à la libération des agriculteurs interpellés, prévue, selon eux, mercredi soir.

Blocage de l'A64

Une trentaine d'agriculteurs se sont rassemblés en début d'après-midi devant le palais de justice de Toulouse mais il n'y aura pas de comparution immédiate mercredi, a précisé le procureur à l'AFP, sans dévoiler les suites judiciaires.

« On est là pour le soutenir », a déclaré sur place à l'AFP Sébastien Durand, président de la CR Ariège. « Il y a deux poids deux mesures. On déroule le tapis rouge à la FNSEA à Paris et nous, la Coordination rurale, on fait une manifestation pacifiste à Toulouse et il y a de la garde à vue. » « On est traités comme des malpropres, c'est insupportable », a regretté Eric Lasbats, à l'aéroport.

Un autre groupe d'agriculteurs a bloqué l'autoroute A64 mercredi matin au sud de Toulouse, à proximité du périphérique, en déversant des pneus et de la paille, interrompant temporairement la circulation.

Mais le blocage a été levé, selon la préfecture. Ne reste plus qu'un rassemblement près d'une zone commerciale, où les manifestants et leur quinzaine de tracteurs sont encadrés d'une centaine de gendarmes et de quatre véhicules blindés Centaure, a constaté une équipe de l'AFP.

Sur cette même autoroute A64, le barrage emblématique de Carbonne a été levé mardi, sous la pression des forces de l'ordre, après un mois d'occupation de cet axe.

Inscription à notre newsletter

COACHING

Coaching

Avec Charlie, mon coach agri, approfondissez vos connaissances, pilotez votre exploitation et optimisez vos décisions

MATÉRIELS D'OCCASIONS

Terre-net Occasions

Plusieurs milliers d'annonces de matériels agricoles d'occasion

OFFRES D'EMPLOIS

Jobagri

Trouvez un emploi, recrutez, formez vous : retrouvez toutes les offres de la filière agricole

Réagir à cet article