Blé hybride Saaten-Union garantit le déploiement des surfaces

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Plusieurs espèces végétales offrent le choix de la semence hybride. Les maïsiculteurs ont adopté la technologie à 100 % et le même phénomène touche le colza, avec une bascule du marché survenue très rapidement. Aujourd’hui, l’orge fourragère six rangs d’hiver paraît s’engager dans la même voie. Le blé hybride, présent depuis un certain temps dans le paysage, ne semble pas profiter du même engouement.

Variété de blé hybride.« Hyfi, fer de lance de la nouvelle gamme, associe productivité, régularité et un profil sanitaire sans faille. De plus, sa précocité fait qu’elle s’adapte à un vaste périmètre, au nord comme au sud. » Emmanuel Sterlin, responsable marketing de Saaten-Union. (©Terre-net Média)

 

En 2000, Saaten-Union a repris l’activité de sélection de blé hybride de Monsanto puis de DuPont et acquis le Croisor, l’agent chimique d’hybridation (Ach) employé pour la production d’hybrides, aujourd’hui inscrit à l’annexe 1. Pour Emmanuel Sterlin, responsable marketing, « Saaten-Union a toujours été convaincu des avantages agronomiques de l’hybride par rapport à un blé autogame malgré les difficultés de production de semences ».

Une technique soumise aux aléas

Le recours à un Ach est une technique de production exigeante et variable car très dépendante des conditions climatiques lors de l’application de l’agent. L’utilisation de systèmes génétiques alliant stérilité mâle cytoplasmique et restauration de fertilité, courante en colza, est moins complexe mais implique des délais plus longs pour la création variétale. « N’ayant pour le moment pas donné de résultats réellement concluants dans le cas du blé, le sujet fait cependant l’objet de plusieurs travaux de recherche. »

La surface française cultivée en blé hybride s’établit à environ 200.000 ha en 2012, soit 4 % du blé tendre et 7 % des blés issus de semences certifiées. « Nous avons progressé de 20 % par rapport à la campagne précédente. Une réelle dynamique s’affirme depuis 2009, sûrement liée à la régularité des bénéfices de productivité, même en conditions difficiles, une donnée qui se révèle encore plus intéressante en contexte de prix porteurs. » Saaten-Union vise ainsi à l’avenir une croissance moyenne de 10-15 % annuels.

Assurer la disponibilité

Pour y parvenir, considérant la technicité relative à une production de semences stable, le nerf de la guerre en blé hybride, le semencier a notamment décidé d’étoffer ses équipes. « Un suivi technique renforcé par un accompagnement plus poussé des agriculteurs multiplicateurs, poursuit le responsable, une meilleure gestion des stocks et répartition des zones de production, ainsi qu’une génétique encore améliorée devraient limiter les aléas de disponibilité. »

En parallèle, Saaten-Union poursuit ses efforts de sélection en inscrivant régulièrement de nouvelles variétés. Six variétés de blé hybride sont entrées au catalogue à l’automne 2012.

Taux de protéines équivalent

Quant aux performances de l’hybride par rapport à une variété autogame, « l’augmentation de productivité révélée par les enquêtes utilisateurs se situe à 9,5 q/ha et celui de nos essais à 12 q/ha ». L’une des composantes de rendement responsable de ce résultat est le poids de mille grains, favorisé par une vitesse plus élevée de remplissage du grain. L’accumulation de matière sèche est également plus forte chez l’hybride.

Au niveau de la qualité, malgré la hausse de rendement, les blés conservent un taux de protéines équivalent à celui des lignées parentes. Il n’y a pas d’effet de dilution. De plus, les essais témoignent des atouts des hybrides quant à la stabilité des qualités technologiques des variétés dans le temps et l’espace.

Autre qualité essentielle, la régularité. « Les blés hybrides tolèrent mieux les conditions stressantes et ce faisant, sécurisent le rendement d’une année sur l’autre. Ils valorisent les parcelles difficiles, séchantes ou au contraire hydromorphes, notamment grâce à un système racinaire puissant, et optimisent ainsi le revenu dégagé par la culture. »

Densité abaissée et fertilisation décalée

Une forte capacité de tallage permet de diminuer la densité de semis du blé hybride. En moyenne, elle s’établit à 125 gr/m² contre 265 gr/m² en variété classique. Quant à la fertilisation, comme pour les orges, la stratégie sera de décaler les apports. Les premiers seront réduits au profit de ceux de fin de cycle, surtout le troisième voire le quatrième, pour favoriser la composante "protéines". Enfin, le surcoût lié à l’achat de la semence équivaut à un investissement de l’ordre de 6 q/ha à une densité de semis abaissée à 150 gr/m² plutôt que 280 gr/m² pour un autogame, avec un blé vendu autour de 210 €/t.

 

Lien vers dossier spécial céréales 2013.Lien vers dossier spécial céréales 2013 : http://www.terre-net.fr/dossier_special/cereales-2013/?section=home#accueil (©Terre-net Média) 

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