Xylella fastidiosa Des oléiculteurs d'Alpes-Maritimes contre l'arrachage systématique

AFP

Des oléiculteurs se sont opposés à l'arrachage systématique des arbres qui seraient touchés par la Xylella fastidiosa, cette bactérie « tueuse » qui a entraîné l'abattage de plusieurs oliviers centenaires à Menton et Antibes (Alpes-Maritimes), ont-ils plaidé à Nice.

« Nous ne pouvons pas accepter un arrachage complet dans un périmètre de 100 mètres autour de l'arbre malade ! Cela représente 3,14 hectares, soit une surface plus grande que la plupart de nos exploitations ! », ont averti dans un communiqué vendredi les oléiculteurs reçus en délégation le même jour à la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes, en référence à la réglementation européenne. Si ces professionnels sont d'accord pour supprimer tout arbre qui serait infesté par la souche « pauca » de la bactérie, « dans un souci de préservation des vergers », « il n'y a pas de raison d'arracher un arbre infesté par la souche multiplex, l'olivier étant (alors) potentiellement porteur sain ». Pour la première fois en France, deux oliviers d'ornement ont été testés positifs à cette bactérie Xylella fastidiosa, l'un à Menton et l'autre à Antibes, ont annoncé les pouvoirs publics la semaine dernière.

Les deux sujets contaminés, ainsi que d'autres oliviers situés dans leur proximité immédiate, ont été arrachés mardi. Celui de Menton était touché par la sous-espèce « pauca », celle qui a fait des ravages dans les vergers des Pouilles en Italie, et celui d'Antibes par la sous-espèce « multiplex ». Le vecteur principal de cette maladie est un petit insecte, la cicadelle, qui contamine les arbres en les piquant pour se nourrir de leur sève. La bactérie Xylella fastidiosa est présente en France depuis 2015 sur une partie du littoral méditerranéen, dans les zones de Menton, entre Nice et Fréjus et à Toulon, ainsi qu'en Corse. Ces zones sont soumises à des mesures de surveillance et de restriction d'exportation des espèces hôtes. Aucun olivier de production n'a encore été testé positif à la bactérie en France. Les arbres de Menton et Antibes étaient dans des jardins, privé ou public, situés en centre-ville.


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