Paroles de lecteurs Le glyphosate, controversé aussi sur Terre-net

Terre-net Média

Alors qu'hier, mercredi 25 octobre, les États membres de l'UE n'ont pas trouvé d'accord sur le renouvellement ou non de la licence du glyphosate, cet herbicide est sujet à autant de polémiques sur Terre-net qu'au sein du gouvernement, des médias et de la société civile, ce depuis plusieurs semaines. Si certains lecteurs prônent son interdiction, arguant l'existence de solutions agronomiques alternatives, la majorité est contre martelant, justement, qu'il est impossible de travailler en TCS sans ce désherbant. En outre, il faudrait stopper, selon eux, les importations en provenance de pays qui l'utilisent. Ils dénoncent enfin le rôle joué par les écolos, les journalistes et les consommateurs.

pulverisateur traitement phyto « Si le glyphosate est dangereux, il l'est partout sur terre, pas seulement en France. Il faut donc l'interdire dans tous les pays ! », préconise Maxens. (©Watier-Visuel // Création Terre-net Média)

Pipo : « En interdisant le glyphosate au nom de la sécurité sanitaire de l'alimentation, il faudra arrêter d'importer des produits du monde entier. En quelques jours, ce sera la famine. J'attends ce moment avec impatience ! » 

Maxens : « J'aimerais voir voter en même temps que l'interdiction du glyphosate, celle d'importer des produits venant de pays utilisant encore cette molécule. Mais je n'y crois pas une seconde. Tout cela, c'est juste de l'hypocrisie. D'ailleurs, si le glyphosate est dangereux, il l'est partout sur terre, et pas seulement en France. Il faut donc l'interdire dans tous les pays ! Et le tabac, il est au moins aussi dangereux que le glyphosate et pourtant, on ne l'interdit pas. On se fout du consommateur qui, tant que les prix sont bas, est content et... complice. Les consommateurs nous méprisent. Ils s'en foutent que les agriculteurs ne puissent plus vivre de leur métier. Ils veulent plus bio que bio et s'engouffrent dans les hypermarchés acheter le moins cher possible des produits d'origine étrangère, provenant de parcelle ayant reçu je ne sais quel phyto interdit en France. De même, ils ne sont pas prêts à se passer de certaines denrées, alors les leçons de morale... »

Abdelhafid Salah via Linkedin : « Parce que le glyphosate nous empêcherait d'exporter nos marques de qualité, il faudrait que nous le supprimions pour importer du bœuf élevé aux hormones ? Non pas que je sois favorable au glyphosate, mais de là à négocier en ces termes, il me semble que nous soyons, une fois de plus, légèrement lésés non ? »

Rutabaga : « Les pays voisins seront ravis de nous fournir ce que nous n'avons plus le droit de produire. »

Moi-même : « Vous ne voulez plus que l'on produise, on nous impose de façon dictatoriale des mesures anti-économiques (...). »

123 : « Dans 10 ans, nous dépendrons des autres pays européens comme jusqu'au début des années 60 quand le blé venait en partie d'Ukraine et de Hongrie. »

Paulber : « Les produits phytosanitaires sont nécessaires à la santé des végétaux et pour fournir une production agricole capable de faire reculer la faim dans le monde. »

Robin des champs : «  Vu les maladies cryptogamiques présentes, on se retrouverait avec des produits agricoles impropres à la consommation car pleins d'herbes et de mycotoxines cancérigènes. »

Sylvain Theas : « Grâce aux pesticides, l'alimentation n'a jamais été aussi saine qu'aujourd'hui et la population a gagné en espérance de vie. »

Phil47 : « En cas d'interdiction, il faudra identifier sur les étiquettes les produits consommables cultivés avec du glyphosate, comme pour toutes les matières actives interdites en France. »

« En France, on n'écoute que les marchands de peur et les "lobbyistes" écolos »

Maxens : « On n'entend pas les ONG sur le sujet ?? C'est une blague ??? On n'entend qu'elles, dans tous les médias, asséner leur modèle comme si c'était le seul et l'unique, et que tous les autres devaient être cloués au pilori. Bien entendu, on ne les entend jamais réclamer la fermeture des frontières pour tous les produits ne respectant pas leur modèle. Le paysan français peut disparaître mais les membres de ces organisations veulent encore manger... même si les aliments viennent de pays utilisant le glyphosate ! J'aimerais aussi beaucoup les voir militer contre les voitures qui polluent, les cigarettes, etc. »

Mimi : « Depuis quand c'est le ministère français de la transition écologique, qui fait copain-copain avec Génération future et d'autres ONG, qui traite des questions agricoles et de santé publique ? Qu'ils s'occupent de produire de l’électricité verte et de recycler le lithium de nos batteries ! Qu'ils laissent les gens compétents en matière de santé et d'agriculture régler cette question de manière objective. »

Pipo : « Le CIRC est la seule agence au monde classant le glyphosate cancérigène probable. Il faut dire qu'elle a retiré des études les passages qui ne l'arrangeaient pas. La puissance de lobbying des "djihadistes verts" est immense ! »

Maxens : « En effet, je ne suis pas scientifique, ni accroché au glyphosate, mais c'est bizarre, dans des revues sérieuses, on commence à lire que les informations transmises par cette agence ont été falsifiées pour faire passer le glyphosate pour plus dangereux qu'il n'est en réalité. Comme en France, on n'écoute que les marchands de peur et les "lobbyistes" écolos n'ayant aucune formation scientifique, on va condamner un produit et augmenter les charges des agriculteurs peut-être pour rien... »

Plouf : « Le ciel est devenu jaune en Bretagne ? Étonnant que les écolos de service n'aient pas encore dit que c'était du glyphosate volatilisé !!! » 

Lebonmayennais : « Glyphosate ou pas, laissez donc ces chers messieurs en costards-cravates exploiter eux-mêmes. Nous verrons si pour leur cultures, ils peuvent tout changer avec leur crayon de bois !! »

Robin des champs : ça mérite d'être clair, La France à des positions que j'ai beaucoup de mal à comprendre. Dans notre pays il faudrai interdire les politiques, qui prennent des décisions sans mesurer les conséquences.

Steph72 : « Comment vont faire les particuliers, sans glyphosate, pour entretenir leurs allées et leur cour ? Glyphosate qu'ils achètent dans les GMS et mettent dans le même caddie que les produits alimentaires ! »

Dav6290 : « Les agriculteurs mettent beaucoup moins de glyphosate au mettre carré que les particuliers ! »

Axial31 : « Le budget des communes ne permet pas d'entretenir manuellement tous les espaces communaux. » 

Jewel : « Et comment réagiront les gens quand ils ne trouveront plus de Frontline (Fipronil) à mettre sur le dos de leurs animaux de compagnie ! » 

Rutabaga : « Et comment va-t-on faire pour traiter les poux ? Il vont nous imposer l'épouillage à la main, comme les singes. Et on n'utilise pas un insecticide chimique à grande échelle dans les Dom Tom et dans le sud de la France pour tuer le moustique tigre ? Il va falloir envoyer des fonctionnaires avec des épuisettes ! »

Des alternatives agronomiques, ou pas...

Quentin : « Quant on cultive des variétés hybrides faibles, faut pas s'étonner qu'elles tombent malades au moindre coup de vent. Il faudrait peut être raisonner différemment et essayer de comprendre pourquoi les plantes sont malades. Les cultures comme les animaux sont des êtres vivants, avec un patrimoine génétique leur permettant d'être adaptés aux diverses conditions pédoclimatiques. Augmentons l'agrobiodiversité car plus il y a de diversité, plus la génétique est forte. Utiliser le glyphosate est une méthode curative, urgentiste, sans raisonnement biologique. Il serait temps de travailler en préventif, grâce à une meilleure compréhension des phénomènes naturels. Au lieu de cela, on continue d'accroître la dépendance des agriculteurs vis-à-vis de toute ces firmes. » 

JujuD : « Les utilisateurs de glyphosate ne pratiquent pas la vraie agriculture ! Ils détruisent toute vie au sein même de la motte de terre ! »

Emil30 : « Le premier service rendu est la baisse d'exposition aux produits phytos pour les agriculteurs et techniciens. Donc les agriculteurs sont les premiers bénéficiaires de leurs changements de pratiques... Cela étant dit, je ne dis pas que c'est facile, ni qu'il existe une recette magique. »

Agrimieux :  « C'est triste de voir tous ces céréaliers accros à cette molécule... Va falloir commencer les cures de désintox... »

Rutabaga : « Je suis choqué et scandalisé d'être accusé de faire mourir les gens, alors que nous travaillons pour les nourrir, en entretenant la moitié du territoire national. Le monde entier rêve de manger français. Aucun chiffre n'existe sur le nombre de morts dus  au glyphosate. Par contre, il est certain que le tabac fait 60 000 morts par an, l'abus d'alcool à peu près autant, la voiture plus de 3000 et 100 000 blessés. »

Mouarf : « Comme si la majorité d'entre nous faisait n'importe quoi n'importe comment ! Je suis fier de mon métier et de ma production, je sais ce que je fais et comment je le fais. Je ne jette pas des produits phytos par plaisir dans les champs, surtout au prix qu'ils coûtent ! Mon revenu en dépend. Messieurs et Mesdames agriculteurs, ne vous laissez pas traiter d'idiots, de pollueurs, de profiteurs (PAC). Révoltez-vous ou vous disparaîtrez... »

Tomy : « Je trouve que cinq à sept ans, c'est beaucoup trop long. Il y a des alternatives : les agriculteurs bio n'utilisent pas de glyphosate et dans les années 80, il n'y en avait pas. Avec le matériel d'aujourd'hui, ce n'est pas compliqué de s'en passer. Pour beaucoup d'agris, un petit coup de glypho, c'est la solution de facilité. Il faut revenir à nos cours de phytotechnie et les remettre à jour en intégrant les dernières connaissances dans ce domaine. C'est un défi à relever puisque les citoyens n'acceptent plus les traitements près des maisons. Nous devrons nous adapter. » 

JFK : « Personne ne vous oblige à utiliser du glyphosate, comme personne ne vous oblige à boire ou à fumer, puisqu'il y a d'autres solutions possibles. En appliquant des règles agronomiques simples (couverture systématique, polyculture et rotation des cultures, travail superficiel de type mulchage), on gère très bien les adventices. Seule la destruction de certains types de couvert reste problématique. Mais pas ingérable ! Les seuls perdants sont les firmes agrochimiques et les vendeurs de pesticides.  L'agriculture a tout à y gagner ! Les agriculteurs ne doivent pas se laisser influencer par des instituts techniques qui ne servent que les intérêts de quelques milliardaires. »

Titian : « Vous parlez d'agronomie ? Faut être sérieux ! Pour votre gouverne, le semis direct sous couvert végétal est aujourd'hui impossible sans glyphosate. »

Pipo : « Moi, je renouvellerais pour 20 ans. Actuellement, il n'y a pas d'alternatives au glyphosate et plus largement au "sans chimie". Allez donc désherber mécaniquement du colza... Du grand n'importe quoi ! Et puis, le coût de toutes ces con... n'est jamais évoqué. En multipliant les prix par trois, on peut tout inventer. En les laissant comme ils sont aujourd'hui, on met la clef sous la porte. Les bobos incapables promeuvent les techniques culturales simplifiées, l'agriculture de conservation et tout le tralala, et ces systèmes ne peuvent pas se passer de glyphosate, faute de quoi cela devient une jungle d'adventives ! Que c'est drôle ! Les constructeurs de charrues se frottent les mains, leur avenir s'annonce radieux... »

Fran275 : « Nous attendons des solutions durables, efficaces sur le long terme, notamment contre les maladies des cultures. Ce n'est pas le purin d'ortie qui protègera les récoltes ! »

Maxens : « Les produits phytosanitaire ne sont pas les seuls responsables du déclin des abeilles, il y a aussi les problèmes de parasitisme, le frelon asiatique, le manque de diversité floristique... »

Balel : « Mettez des gars à la binette dans le maïs : ça va créer des emplois ça !!! »

Maxens : « Le travail du sol et le labour sont-ils préférables ? Les moteurs diesel des tracteurs ne polluent-ils pas ? »

Laurent : « Des centaines de litres de carburants fossiles contre quelques litres de glyphosate... Ou alors, il faut repasser à la traction animale avec pot catalytique ! »

Prudence : « Le labour détruit la microflore du sol et rend le sous-sol imperméable à cause des semelles de labour. Les cultures sont beaucoup plus belles en TCS, alors peut-on vraiment se passer du glyphosate ? »

La population manipulée par les médias

Minou : « Les accidents domestiques en France sont responsables de 12 000 morts/an. Or, il n'y a aucun mort avéré du glyphosate depuis qu'il existe... CQFD. » 

Maxens : « Au sens littéral du terme, un pesticide est un produit qui tue la peste. Les médicaments humains sont donc aussi des pesticides. Mais, chut ! Il ne faut surtout pas le dire aux Français, grands consommateurs de médicaments... Quant aux produits ménagers, aux insecticides contre les mouches, sont-ils sans danger ? La chimie est partout, mais on préfère se focaliser sur le glyphosate et les produits phytosanitaires. La pollution des pots d'échappement est tout aussi nocive, voire plus. Allez-vous pour autant faire tous vos déplacements en vélo ? »

JFK : « Ce n'est pas l'historique d'une molécule qui garantit son innocuité. La consommation de glyphosate est passée de 100 000 t en 2000 à plus d'un million aujourd'hui. Vous savez bien qu'en matière de toxicité, la dose fait le poison. D'ailleurs, une autre molécule pose encore plus problème : l'AMPA, une métabolite issue de la dégradation du glyphosate. Elle est beaucoup plus stable dans les sols et dans l'eau. On en trouve de plus en plus dans les analyses d'eau, parfois au-delà des seuils autorisés ! » 

PierreYves : « Une partie des polémiques sur ce sujet vient du manque de clarté sur ces notions de danger et de risque. Le CIRC évalue les dangers d'une substance. Ensuite, les risques dépendent de l'exposition. Le CIRC a classé le glyphosate dans le groupe 2A : "probablement cancérogène pour l’homme". Et il a classé les viandes transformées (saucisson...) dans le groupe 1 : "cancérogène pour l'homme" !  De danger saucisson est confirmé, pas celui du glyphosate. Le risque saucisson existe vraiment, car, vous allez rire, il y a vraiment des gens qui en prennent au petit déjeuner ! Pourtant, aucune polémique sur le saucisson, aucune demande de retrait du marché. Pourquoi ?  La réponse est que le glyphosate est un herbicide associé aux OGM dans l'imaginaire des anti-OGM. D'où la diabolisation du glyphosate.  Quant au saucisson, en France, il ne faut pas en faire un fromage... »

Grilauxj : «n utilise des produits que l'on achète, ces produits sont homologués et pour moi, "homologué" ça veut dire "utilisable". Alors qu'on se retourne contre ceux qui sont payés pour homologuer ces produits, pas contre les agriculteurs ! Et qui n'ont certainement pas fait leur travail comme il aurait fallu ! »

Rutabaga : « Il serait très utile, pour tout le monde, de donner les causes exactes, les circonstances exactes et les raisons exactes des intoxications survenues aux produits phytosanitaires. Parce que, pour en arriver là, il faut quand même en manger, en inhaler ou mettre carrément les mains dedans. Par exemple, pour empoisonner un homme de 75 kg, il doit boire 1 l de Roundup pur à 360 g de matière active par litre. En comparaison, on peut se donner la mort avec quelques dizaines de grammes de médicaments. »

Master Force : « Si la télé n'avait pas parlé du glyphosate, seriez-vous ici à commenter cette actualité ? Les médias sont forts pour influencer les personnes faciles à convaincre. Le glyphosate existait déjà il y a 40 ans et voilà que subitement, il pose problème. Cela ne vous interpelle pas un petit peu ? »

Lolessque : « Les politiques ont évidement un rôle central dans cette polémique mais pas seulement : la population manipulée par les médias en a un aussi ! L'influence de l'ultra minorité vegan est un bon exemple : ces gens ont un pouvoir d'influence énorme sur les décisions concernant l'agriculture, comme à propos du glyphosate, de la ferme des 1 000 vaches, etc. » 

Maxens : « Le glyphosate existe depuis les années 50 il me semble, à une époque où des gens en France mouraient de faim... Qu'est-ce qui est mieux ? Par ailleurs, s'il y en a autant de cancers, c'est peut-être aussi parce qu'on les détecte mieux. Avant, les gens mouraient sans qu'on sache toujours de quelle maladie. Évitons les amalgames ! »


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