Mesures de soutien Les producteurs de cultures végétales dénoncent un «tri» entre les agriculteurs

AFP

Les producteurs de cultures végétales (blé, maïs, oléagineux...), en difficulté, ont dénoncé mardi un « tri entre les situations d'extrême gravité », après que l'État a débloqué une aide d'urgence à destination des éleveurs bovins, réclamant des aides pour tous les agriculteurs sans distinction de filière.

Champs blé tendreY a-t-il « tri entre les situations d'extrême gravité » ? (©Terre-net Média)

Lors d'un déplacement dans la Creuse samedi, le Premier ministre Jean Castex a annoncé le déblocage de 60 millions d'euros d'aides d'urgence aux éleveurs les plus en difficulté, qui ont gagné moins de 11 000 euros en 2020.

Les représentants de la filière des cultures végétales ont salué « une telle décision », mais ont fait part « de l'incompréhension de nombreux producteurs de grandes cultures qui vivent pourtant des situations similaires », ont écrit dans un communiqué commun l'Association générale des producteurs de blé (AGPB), l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) et la Fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux (FOP).

« Avec l'augmentation continue des charges, des contraintes et une récolte 2020 catastrophique, la réalité est que près de 60 % des producteurs de grandes cultures ont un revenu annuel inférieur à un smic ! (...) Ils sont donc aujourd'hui atterrés de se voir ainsi oubliés de la solidarité nationale ! », ont-ils dénoncé. « L'AGPB, l'AGPM, la CGB et la FOP ne peuvent accepter l'indécence d'un tri entre les situations d'extrême gravité. Elles tiennent à dire avec la plus grande fermeté qu'elles sont solidaires de tous les agriculteurs en difficulté et demandent que les mesures d'accompagnement prises les concernent tous, sans distinction de filière ou de territoire », ont-elles insisté.

Les représentants de la filière ont appelé le gouvernement « à remédier dans les plus brefs délais à cette situation », qui, si elle perdurait, pourrait selon eux « exacerber des tensions et (..) inciter à des réactions dont notre pays n'a vraiment pas besoin ».


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