; Ouverture de la saison des sapins de Noël

Fêtes de Noël Nordmann, Nobilis ou épicéa : la saison des sapins démarre à Rungis

AFP

« Le Nobilis, c'est mon préféré, avec son parfum d'agrumes et sa couleur bleutée », explique Vanessa Bonoron, productrice de sapins dans le Morvan. Elle a ouvert jeudi son point de vente sur le marché de Rungis, où 500 000 sapins de Noël ont été achetés en 2021.

Les fleuristes parisiens et franciliens se succèdent dans son bureau pour passer commande et proposer en boutique des sapins dès ce week-end, un mois avant les fêtes de Noël.

« Les sapins sont arrivés hier à Rungis car si on les coupe trop tôt, ils seront trop secs le jour de Noël », explique cette professionnelle qui entame sa trentième saison, et fournit les sapins de l'Elysée depuis 2007. Chaque année, Vanessa et son époux coupent et vendent environ 30 000 Nordmann, Nobilis et épicéas.

Marie Colonjou, fleuriste dans le cinquième arrondissement de Paris, s'approvisionne là chaque année car elle « fait attention à l'origine des arbres » et à « leur qualité ».

En 2021, 5,9 millions de sapins naturels ont été vendus en France, dont plus de 80 % de Nordmann, selon une étude de FranceAgriMer et Valhor, l'interprofession de l'horticulture, de la fleuristerie et du paysage.

« Achetés à un prix moyen de 30 euros, les sapins de Noël naturels représentent un chiffre d'affaires de près de 176 millions d'euros » pour 2021, détaille le rapport.

Bien qu'ils constatent une baisse de fréquentation en boutique, les fleuristes restent optimistes. « Les gens ont besoin d'un peu de magie », professe Maud Coudert, fleuriste à Sainte Geneviève-des-Bois (Essonne).

A cause de l'inflation, tous vont augmenter leur prix cette année, « mais seulement d'un euro par sapin », détaille-t-elle. Chez elle, le Nordmann de moins d'un mètre, la « valeur sûre », passera donc de 21 à 22 euros. Depuis quelques années, elle a rationalisé ses achats et s'approvisionne petit à petit « selon les commandes » pour ne pas « en avoir sur les bras ».

Vanessa Bonoron a choisi de ne gonfler ses prix « que de 10 % », alors que le prix du bois qui lui sert pour les palettes de transport et pour les pieds des sapins « a augmenté de 40 % », que « les filets ont pris 30 % » et que le coût du transport a lui aussi bondi.

« On verra à la fin de la saison ce qu'il nous reste, il faudra sûrement faire des restrictions sur d'autres postes de dépenses dans l'année », constate-t-elle.

Etant donné qu'elle réalise l'intégralité de son chiffre d'affaires à cette période de l'année, elle est catégorique : « Je ne peux pas me louper sur la saison ».


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