Arrêté anti-phytos Un maire de Haute-Garonne prend un arrêté interdisant les pesticides

AFP

Le maire de Ramonville, une commune limitrophe de Toulouse (Haute-Garonne), a pris mardi un arrêté anti-pesticides, rejoignant ainsi plusieurs dizaines d'élus de villes françaises qui ont pris la même décision.

Cette décision intervient au lendemain d'une audience très médiatisée du maire de la petite commune bretonne de Langouët, devant le tribunal administratif de Rennes, pour un arrêté datant de mai et interdisant les pesticides à moins de 150 m des habitations.

L'arrêté, signé mardi par Christophe Lubac (Génération.s), est « inspiré » de ceux pris par d'autres maires et fixe également à 150 m la limite avec les habitations, a-t-il indiqué à l'AFP.

La collectivité, de quelque 14 000 habitants, possède très peu de terrains agricoles, mais il était important pour son maire de s'engager dans « une suite logique par rapport à la politique » de Ramonville depuis une dizaine d'années, comme sa lutte contre les perturbateurs endocriniens et les produits phytosanitaires. « Il nous a également semblé important de signifier notre soutien auprès des autres maires signataires » d'arrêtés anti-pesticides, a-t-il relevé.

Sur le site des « maires anti-pesticides », le collectif recense une « centaine » de communes ayant signé un arrêté dans ce sens. Le maire de Ramonville s'engage par ailleurs à « accompagner les agriculteurs dans la conversion, plutôt que de renvoyer toute la responsabilité aux exploitants et à la Chambre d'agriculture ».


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