Vœux d’Emmanuel Macron au monde agricole Ce qu'il faut retenir du deuxième rendez-vous agricole du chef de l’Etat

Terre-net Média

Emmanuel Macron a choisi le Puy-de-Dôme, jeudi 25 janvier 2018, pour prononcer ses vœux au monde agricole, après avoir visité une exploitation laitière. Il a détaillé le cap souhaité pour l’agriculture française et les contours de la loi résultant des Etats généraux de l’alimentation.

Emmanuel Macron, lors de la présentation de ses voeux 2018 au monde agricole, jeudi 25 janvier 2018 à Saint-Genès-Champanelle, dans le Puy-de-Dôme. Emmanuel Macron, lors de la présentation de ses voeux 2018 au monde agricole, jeudi 25 janvier 2018 à Saint-Genès-Champanelle, dans le Puy-de-Dôme. (©Terre-net Média)

E n quelques heures, le président est passé du cadre fastueux du Forum économique de Davos, où il a rencontré mercredi le gotha mondial, à l'étable d'une ferme au cœur du Parc des volcans d'Auvergne. Pour présenter ses vœux au monde agricole - une première depuis de nombreuses années - le chef de l'Etat a choisi les environs de Clermont-Ferrand et le Gaec des Violettes, une exploitation laitière qu'il est venu visiter à l'heure du déjeuner.

Dans son discours qu'il a prononcé en milieu d'après-midi au gymnase de Saint-Genès-Champanelle, il a « décliné sa vision pour une transformation en profondeur de l'agriculture française  » afin de lui faire « retrouver la voie vertueuse de la valeur ».

Emmanuel Macron a prononcé son discours quelques jours avant la présentation, le 31 janvier, par le ministre de l'agriculture Stéphane Travert, du projet de loi destiné à mettre en œuvre les conclusions des Etats généraux de l'alimentation. Le député de la France insoumise François Ruffin a jeté un pavé dans la mare jeudi en publiant sur son blog le texte du projet de loi.

Sur le fond, après avoir souligné que la France dépendait d'importations extérieures en matières de soja non OGM, le président de la République a estimé que le pays avait besoin d'une « vraie filière protéines » d'ici « les cinq ans à venir ».

Arnaud Rousseau, président de la Fop, a acté un changement de modèle lors de l'assemblée générale de sa fédération à Paris. « Le biocarburant, ça reste central », a-t-il expliqué, tout en estimant que le moteur de la production d'oléoprotéagineux allait désormais « devenir la protéine ».

« Il y a clairement une prise de conscience du fait que le modèle qui a été développé depuis trente ans, basé essentiellement sur l'huile comme solution du "mix" énergétique, va plutôt décroître dans les 15 prochaines années, alors que le sujet de la protéine, qui était moins prégnant ces 20 dernières années, va, lui, prendre une envergure très importante», a-t-il ajouté.

#Balancetondistributeur

Emmanuel Macron a aussi annoncé que les ministres de l'agriculture et de l'économie réuniraient la semaine prochaine distributeurs, industriels et agriculteurs pour discuter des négociations commerciales et a menacé de dénoncer ceux qui ne respecteraient pas les bonnes pratiques.

« S'il n'y a pas de changement dans les dernières semaines de négociations, nous dirons aux consommateurs citoyens français qui fait quoi » dans ces négociations commerciales, a-t-il menacé. Les différents acteurs ont signé en novembre une charte de bonne conduite, censée permettre une meilleure répartition de la valeur entre les acteurs de la chaîne, en attendant le projet de loi issu des Etats généraux de l'agriculture qui sera présenté mercredi au conseil des ministres.

Emmanuel Macron a déjeuné avec les agriculteurs du Gaec des violettes, situé à Aurières, dans le Puy-de-Dôme. Il doit prononcer son discours au gymnase de Saint-Genès-Champanelle. Emmanuel Macron a déjeuné avec les agriculteurs du Gaec des violettes, situé à Aurières, dans le Puy-de-Dôme. Il doit prononcer son discours au gymnase de Saint-Genès-Champanelle. (@ddiogon)


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