Annonces d'Emmanuel Macron FNSEA : Les engagements de Macron sont « à clarifier »

AFP

La présidente de la FNSEA Christiane Lambert a apprécié mercredi la compréhension par Emmanuel Macron des « enjeux » pesant sur l'agriculture française, tout en souhaitant des « clarifications » sur les engagements pris par le président.

[Vidéo] Christiane Lambert: « Le PR a compris les enjeux de l'agriculture, il reste des élements à clarifier »

« Il a compris qu'il y avait de vrais enjeux, il s'engage, il veut que nous nous engagions, mais la nature et le cadencement de ses engagements sont encore à clarifier », a réagi la patronne de la FNSEA après l'allocution du président de la République , au terme de la première phase de ces états généraux.

Emmanuel Macron a annoncé qu'il légiférerait par ordonnances pour rééquilibrer les contrats commerciaux entre agriculteurs et distributeurs, à condition qu'ils réorganisent leurs filières de production. Christiane Lambert s'est félicitée de la reprise par le chef de l'Etat d'un « certain nombre » de propositions formulées par les ateliers des états généraux. Elle a ainsi cité « la construction d'un contrat en marche avant », démarche partant de la réalité « des coûts de production » français plutôt que des exigences des grands distributeurs, ainsi que « l'encadrement des promotions, la renégociation des prix, lorsqu'il y a fluctuation des matières premières ».

« La revalorisation du seuil de revente à perte était un sujet crispant, il l'a cadencé », a également salué Christiane Lambert : « il y a des avancées que nous attendions, il a parlé d'ordonnances pour aller vite, ceci nous satisfait ».

Elle est en revanche plus sévère sur la forme, jugeant Emmanuel Macron, « approximatif, voire caricatural » et même « donneur de leçons », notamment « sur les marchés qui ne marchent pas, des gens qui devraient arrêter parce que leur modèle ne marche pas ». « La montée en gamme c'est ce que nous prônons », a affirmé Christiane Lambert, tout en mettant en garde : « tous les Français ne mangeront pas bio demain ».

Elle s'est en revanche félicitée d'un « diagnostic unanime », selon lequel « la guerre des prix bas nous emmène dans le mur », taclant au passage Michel-Edouard Leclerc : « celui qui s'est érigé en disant "je suis le grand défenseur des prix bas et j'ai raison face à tous" est claqué cet après-midi ». « La France, si elle monte en gamme, doit monter en gamme en termes de prix », a ajouté Christiane Lambert, évoquant « quelques centimes aux producteurs ». « La transition qualitative est engagée depuis une vingtaine d'années et s'amplifie depuis les deux, trois dernières années », a-t-elle souligné, évoquant ainsi la « réduction de 35 % du recours des antibiotiques en élevage ».


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net
Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous