Maltraitance à l’abattoir du Vigan La Confédération paysanne demande une « réappropriation » des abattoirs

Terre-net Média

Dans un communiqué, la Confédération paysanne réagit aux images diffusées par l'association anti-viande L214, montrant des conditions indignes d'abattage dans l'abattoir du Vigan, dans le Gard.

« Les pouvoirs publics doivent répondre au plus vite, explique la Confédération paysanne dans un communiqué. La réouverture rapide de l'abattoir du Vigan comme la mise en place d’outils adaptés tout autant aux modes d’élevage, à la taille des fermes, aux conditions économiques et géographiques des territoires et conformes à la réglementation sanitaire et aux exigences éthiques de nos concitoyens, sont nécessaires. »

La Confédération paysanne réagit ainsi à la diffusion d’images de l’abattoir du Vigan, dans le Gard, par L214, montrant un traitement indigne des animaux avant et pendant leur abattage. « Face à la diffusion hier d’images de l’abattoir du Vigan, la Confédération paysanne réaffirme qu’elle a toujours exigé une mort digne de nos animaux. Des travaux ont été réalisés avec des chercheurs-euses pour promouvoir la mise en œuvre d’outils d’abattage de proximité, en lien étroit avec les paysannes et les paysans, et intégrant leurs compétences en matière de bien-être animal, afin d’éviter de telles dérives et pratiques odieuses de maltraitance. »

« Rien n’excuse les images produites au Vigan, choquantes dans leur contenu mais aussi sciemment et savamment mises en scène pour provoquer un sentiment d’horreur et d’indignation. Il s’agit d’une attaque, par des méthodes peu scrupuleuses, contre les abattoirs de proximité, plus facilement infiltrables. L'opacité des grandes structures d'abattage est sans commune mesure avec l'exemple de ces petits abattoirs gardois. Cette campagne mêle tous les types d’élevage, en faisant un ennemi unique. Mais la fermeture des abattoirs de proximité signifierait une mainmise encore plus importante des grands groupes d'abattage sur les éleveurs locaux et un recul des petites structures d'élevage et des boucheries de proximité, indispensables pour l'aménagement des territoires, la qualité de l’alimentation et favorisant l'emploi local. »

« La traçabilité à laquelle sont tenus les éleveurs fait l’objet de fréquents contrôles, mais on se rend compte qu’elle s’arrête souvent à la porte de l’abattoir. Nous sommes favorables à un travail approfondi de transparence sur le secteur de l'abattage en France. La construction de filières éthiques est une voie indispensable. Les démarches de progrès sont possibles et ne se résument pas à l'application de normes, trop souvent inadaptées à l'enjeu de la relation homme-animal dans les activités d'élevage. Et en la matière, les attentes des éleveurs sont très fortes. »


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