Cop 21 Le rendez-vous pour limiter le réchauffement de la planète en deçà de 2°C

Terre-net Média

Organisée à la fin de l'année 2015 en France, la Cop 21 devra aboutir à un accord sur le climat applicable en 2020. Les négociations s'annoncent longues entre les 195 pays représentés pour limiter la production de gaz à effet de serre.

Paysage agricoleL'agriculture est émettrice de 13,5 % de gaz à effet de serre de la planète. (©Terre-net Média)

Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international organise la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), aussi appelée Cop 21 ou « Paris 2015 » qui se déroulera entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015 au Bourget.

Cette conférence réunira les représentants de 195 pays de la planète et de l’Union européenne pour tenter de trouver un accord international sur le climat en vue de limiter son réchauffement en deçà de 2°C par rapport au niveau des températures de l’ère préindustrielle (vers 1850).

Applicable en 2020, cet accord est primordial car il conditionnera le cadre de vie de la planète menacé par un dérèglement climatique dont personne ne mesure réellement les conséquences : sécheresse, tornade, typhon, baisse des productions agricoles etc.

« Nous sommes la première génération à prendre conscience du réchauffement climatique de la planète et la dernière à pouvoir agir pour le limiter », a déclaré Laurent Fabuis qui sera le futur président de la Ccnucc. « Après, il sera trop tard ».

Un accord négocié à 195

Quel que soit l’accord conclu, celui-ci sera l’aboutissement de longues négociations sur les efforts à fournir pour atteindre l’objectif fixé. Chaque pays doit publier, dès que possible et avant la Cop21, une contribution présentant ses efforts nationaux pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre permettant de contenir le réchauffement global à 2°C et pour adapter sa société aux dérèglements climatiques déjà existants.

Les pays les plus riches de la planète se seront aussi entendus sur les investissements et les programmes de développement nécessaires pour financer la transition écologique des pays les moins avancés.

Tous les secteurs de l’économie sont concernés par l’accord sur le climat, y compris l’agriculture émettrice de 13,5 % des gaz à effet de serre de la planète.

Mais l’agriculture est aussi une solution pour limiter la hausse des températures grâce à ses capacités de stockage de carbone dans le sol, par exemple. Toutefois, les dispositions à prendre ne doivent pas conduire à des baisses de la production agricole mondiale et compromettre la sécurité alimentaire de la planète.

Mobiliser 100 milliards par an

Le prochain accord sur le climat sera contraignant pour chacun des pays signataires. Ils s’engageront à respecter la liste des engagements formulés par les représentants des gouvernements pour rendre le fonctionnement de leur économie moins gourmande en carbone. Mais ces efforts devront prendre en compte les besoins et capacités de chaque pays.

En parallèle à  cet accord sur le climat, est négociée la mobilisation de 100 milliards de dollars par an par les pays développés à partir de 2020 « pour permettre aux pays en développement de lutter contre le dérèglement climatique tout en favorisant un développement durable et juste ».

En attendant, un fonds vert a d’ores et déjà été créé. Doté de 10,2 milliards de dollars, il  est réservé aux pays en développement. Régulièrement réalimenté, il financera  dans les pays en développement des actions d’atténuation et d’adaptation pour rendre leur économie à la fois plus performante et moins productrice de gaz à effet de serre.


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