68ème congrès de la Fnsea Le syndicat attend des réponses urgentes à 11 demandes de simplification

Terre-net Média

A l'occasion de leur Congrès, les militants Fnsea ont dénoncé « le décalage entre les orientations volontaristes et constructives du gouvernement et les pratiques administratives observées sur le terrain ». Dans une motion, ils ont listé 11 demandes qui « appellent des réponses immédiates ».

Les délégués discutent des amendements à apporter au rapport d'orientation de la Fnsea. Il guidera l'action du syndicat pour les trois prochaines années.Les délégués discutent des amendements à apporter au rapport d'orientation de la Fnsea. Il guidera l'action du syndicat pour les trois prochaines années. (©Fnsea)Quand va-t-on passer aux actes et tenir les engagements pris aux Etats généraux de l’agriculture le 21 février dernier ?

A défaut de pouvoir poser cette question à Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture (il ne se rendra pas au 68ème congrès de la Fnsea en raison du droit de réserve que lui impose le second tour des élections municipales), Xavier Beulin lui adresse une motion dans laquelle les militants du syndicat « dénoncent le décalage entre les orientations volontaristes et constructives affirmées par le gouvernement » et « les pratiques administratives observées sur le terrain » relevées dans un débat à huis clos organisé le 25 mars dernier.

Obtenir une réponse immédiate

Dans cette motion, que la Fnsea adresse aussi au président de la République et à l’ensemble des décideurs politiques du pays, ses militants listent 11 « demandes qui appellent des réponses immédiates » :

- l’escabeau et le travail en hauteur ! Comment former de jeunes apprentis, comment leur donner leur chance dans le monde du travail, s’ils ne peuvent même pas monter sur un traîneau de cueillette ?

- définir clairement ce qu’est un fossé, un cours d’eau et leurs règles d’entretien ; même le ministre de l’Ecologie quand il va sur le terrain ne se rend pas compte qu’il est dans le fossé !

- désarmer d’urgence les contrôleurs de l’Onema et élaborer une charte du contrôle ;

- débloquer immédiatement les financements pour l’édification de nouvelles retenues d’eau et intégrer les projets de filière dans les Sdage et les Sage ;

- oser une autre réflexion sur la mise en œuvre de la directive nitrates fondée agronomiquement et gérable par les agriculteurs et les éleveurs. Et à court terme : accompagner financièrement les éleveurs dans leurs investissements de stockage des effluents ; remettre à plat la question de l’épandage sur les pentes ;

- mettre en œuvre des plans d’action dans les aires d’alimentation de captage qui concilient protection et production ;

- imposer un dépôt de caution obligatoire pour les auteurs de recours contre les installations classées ;

- refuser les surenchères dans la mise en œuvre des futures Sie : ce serait un casus belli que la France impose des contraintes supplémentaires sur l’utilisation de phytosanitaires sur les cultures intermédiaires ;

- privilégier dans le Feader, des mesures de soutien aux investissements productifs, en conformité avec les priorités stratégiques définies par FranceAgriMer ;

- proposer à la Commission des Maec réalistes et pragmatiques sur le plan agronomique ;

- prendre en compte les spécificités des zones intermédiaires et des productions végétales méditerranéennes, et mettre en œuvre des solutions adaptées.

En fait, la Fnsea exige que « les contraintes de toutes sortes, certaines ridicules, d’autres obsolètes et le plus souvent inutiles, soient levées : la réglementation communautaire, ni plus ni moins ».

« Donnons au mot "simplification" tout son sens et sa réalité, non seulement dans les discours mais aussi et surtout dans les faits ».


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