Décembre très doux et contrasté
« Les trois premières semaines du mois de décembre 2025 se sont déroulées sous une grande douceur quasiment ininterrompue. La douceur a atteint des niveaux exceptionnels et même des records du 7 au 10 puis du 16 au 18. Quelques journées moins douces se sont intercalées entre ces deux pics.
À partir du 22, un flux d’est à nord-est plus continental fait chuter les températures sous les normales de saison. Le froid est toutefois resté très modéré sur la France. Le minimum national a été atteint à Mourmelon-le-Grand, dans la Marne, avec - 11,7 degrés le 29. Quant au maximum national, il revient à Ayros-Arbouix, dans les Hautes-Pyrénées, avec 24,2 degrés relevés le 9.
Au final, et malgré une fin de mois froide, décembre 2025 dégage un net excédent thermique de 1,6 degré. La moyenne mensuelle nationale atteint en effet 7,8 degrés pour une normale de 6,2 degrés.
Décembre 2025 reste toutefois loin derrière décembre 2015 et ses 9,6 degrés de moyenne. Depuis 1946, quatre mois de décembre dépassent le cru 2025 : 2000, 2002, 2015 et 2019. Ce mois de décembre a donc dépassé tous les mois de décembre de 1946 à 1999…
Un mois normalement arrosé
La distribution géographique des précipitations a été très inégale sur la France en décembre, assez faible des régions du Nord-est au Bassin parisien jusqu’à la Beauce, sur le nord des Alpes ou encore Midi-Pyrénées (inférieures à 50 mm), elles ont été très abondantes sur le Finistère et tout autour de la Méditerranée (supérieures à 150 mm) et même très importantes sur les Languedoc, parfois supérieures à 400 voire 600 mm. Il a surtout plu au cours des trois premières semaines, avant une fin de mois plus calme, sauf près de la Méditerranée où des épisodes pluvieux-neigeux se sont produits.
C’est au Mont Aigoual, dans le Gard, qu’il a le plus plu avec 717 mm, suivi de La Souche (Ardèche) avec 712 mm. À l’inverse, on retrouve Villar-d’Arêne, dans les Hautes-Alpes, où il n’est tombé que 3 mm de précipitations dans le mois.
En moyenne mensuelle nationale, la France a reçu 80 mm de pluie au cours de ce mois de décembre 2025 pour une normale de 77 mm, chiffre donc conforme à la normale (+ 4 %). Rappelons les extrêmes pluviométriques du mois : 20 mm pour le mois de décembre le plus sec en 2016, et 141 mm pour le plus pluvieux en 1981.
Ensoleillement mensuel correct
Malgré de nombreuses journées sans soleil durant les trois premières semaines, l’ensoleillement s’est bien rattrapé en fin de mois à l’occasion de l’arrivée d’air continental plus sec pour les fêtes qui se sont déroulées dans une ambiance souvent très lumineuse. L’ensoleillement mensuel varie de 51 heures à Ambérieu (Ain) à 142 heures à Nice (Alpes-Maritimes). La moyenne nationale mensuelle de la durée d’ensoleillement s’élève à 84 heures pour une normale de 79 heures. On note ainsi un petit excédent de + 6 %. Le mois de décembre le plus ensoleillé reste loin devant avec 116 heures en 2016. À l’opposé, décembre 2002 ne comptait que 44 heures de présence de l’astre du jour.
Bilan annuel… une année 2025 très chaude
La douceur ou la chaleur a largement dominé les débats une nouvelle fois cette année 2025 par rapport à la fraîcheur ou au froid, présents très épisodiquement. Douze mois sur douze ont dépassé leurs normales, de + 0,2 degré « seulement » en septembre à + 3,3 degrés en juin. La moyenne nationale annuelle atteint précisément 13,89 degrés pour une normale de 12,66 degrés (1991-2020). Depuis 1946, seules deux années ont dépassé ce chiffre : 14,09 degrés en 2023 et le record de 14,22 degrés en 2022.

Précipitations dans les clous
Si les disparités géographiques ont parfois été importantes, les précipitations annuelles à l’échelon national ont été très proches des chiffres habituels avec 766 mm de cumul national moyen pour une normale de 766 mm. Les mois secs (février, mai, juin) ont été compensés par des mois très arrosés (janvier, septembre). L’année la plus sèche reste évidemment 1989 avec un cumul moyen annuel de seulement 550 mm, et l’année la plus pluvieuse toujours en 1960 avec 969 mm.
2025 sous le soleil
L’ensoleillement a été généreux en 2025, notamment grâce aux mois de mars, avril, mai, juin, août et octobre. Les autres mois ont été plus « normaux » ou déficitaires, notamment septembre qui fut bien sombre. Le total moyen national annuel atteint cette année 2025 le chiffre de 2 145 heures, nettement plus que la normale de 1 984 heures (+ 8 %). Bien qu’élevé, ce chiffre a été dépassé par 14 années depuis 1946. Le record maximum appartient toujours à 1949 et ses 2309 heures de soleil, et le minimum à 2002 avec 1 797 heures ensoleillées seulement.
En conclusion, une année très chaude (encore !) en troisième position sur le podium depuis 1946, normalement arrosée à l’échelon national et lumineuse. »