Dans le Sud-Ouest, des agriculteurs prennent la route de Paris

Une quarantaine de véhicules, dont une camionnette avec des drapeaux et une poignée de tracteurs, étaient escortés par une voiture de la gendarmerie selon des journalistes de l'AFP. « Dans nos départements, il n'y a rien qui se passe. On se rend bien compte que ce gouvernement n'a rien fait. Les préfets n'ont aucun pouvoir. Donc maintenant, il faut que les choses évoluent. On espère qu'à Paris, on sera écouté », a déclaré le président de la CR47 José Pérez.

« Aujourd'hui, 75 % des structures agricoles sont en difficulté financière. On ne peut pas continuer comme ça. On leur a proposé un moratoire (sur les normes, NDLR) il y a déjà un mois mais on n'a pas de retour. Donc on va aller le leur porter », a poursuivi le responsable syndical qui « appelle tous les agriculteurs à se joindre à eux ».

La circulation de convois de tracteurs et engins agricoles a été interdite jusqu'à jeudi dans plusieurs régions de France par arrêtés préfectoraux. Mais d'autres convois de la CR se sont mis en route dans plusieurs départements du Sud-Ouest, selon des responsables du syndicat.

« On veut juste porter nos revendications à Paris »

Une cinquantaine d'agriculteurs et une quinzaine de tracteurs sont notamment partis dès lundi soir de Dordogne. Bloqués un temps par les gendarmes en Haute-Vienne, ils ont poursuivi leur route et « ont passé la Loire » mardi matin, a indiqué à l'AFP Rémi Dumaure, président de la CR24.

Ces arrêtés d'interdiction, « c'est de l'intimidation, il faut arrêter ça. Nous, on n'est pas des bandits. On va rouler. J'espère que les préfets auront le courage de laisser passer les agriculteurs. J'espère que le ministre de l'intérieur va se rendre compte que c'est une bêtise. On veut juste porter nos revendications là-haut à Paris », a poursuivi José Pérez.

En janvier 2024, la CR avait déjà lancé un cortège d'agriculteurs depuis le Lot-et-Garonne en direction du marché d'intérêt national de Rungis, où les forces de l'ordre les avaient attendus avec des blindés, mais le syndicat a choisi cette fois de partir en ordre dispersé pour une plus grande « discrétion ». « On apprend de ce qui s'est passé il y a deux ans, l'état d'esprit était différent, aujourd'hui l'objectif est d'arriver à notre point de chute », a complété la présidente de la chambre d'agriculture départementale, Karine Duc.

« Il y a urgence à rencontrer pacifiquement, je le redis, nos têtes pensantes pour aboutir à des solutions. La situation qu'on présageait très mauvaise il y a deux ans, on est en plein dedans, là (...). Si, pour y arriver, il faut de la discrétion, on s'y emploiera, il n'y a pas de problème », a-t-elle ajouté, précisant que cette stratégie était à l'œuvre « depuis quelques jours », sans en dire plus.

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