« Nous voulons continuer à exporter (...) et le faire avec les règles les plus loyales qui soient (...) et ne pas subir des décision unilatérales », a déclaré le chef de l'Etat à son arrivée au Salon de l'agriculture, estimant qu'il faut « être dans une logique d'apaisement ».
Emmanuel Macron a implicitement taclé les politiques français qui s'en prennent régulièrement au « gouvernement des juges » et l'Etat de droit comme les dirigeants des Républicains, du Rassemblement national ou de Reconquête qui ont fustigé ces derniers temps les décisions de justice et, en particulier, celles du Conseil constitutionnel.
« C'est pas mal d'avoir une Cour suprême et donc un Etat de droit pour ceux qui pensent que les Cours suprêmes c'est des problèmes dans la vie politique », a-t-il estimé, soulignant que celle des Etats-Unis avait « regardé la Constitution » et décidé que les taxes douanières ne la respectaient pas.
Malgré la décision de la Cour suprême, le président américain a annoncé vendredi soir une taxe douanière mondiale de 10 % qui entrera en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours.
Ce nouveau taux s'applique également aux pays ou blocs ayant signé des accords commerciaux avec Washington, tels que l'Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan, qui avaient par exemple accepté un taux de 15 % maximum de surtaxe douanière.