Moissonneuse batteuse New Holland [Avant-première] Everest : la gamme CR prête à gravir les montagnes !

Terre-net Média

Remplacer deux moissonneuses-batteuses conventionnelles par une seule à rotor : pari relevé pour New Holland. Pour que cette technique profite à tous, le constructeur proposera une nouvelle version de la gamme CR dès 2017. Le modèle Everest sera prédisposé pour recevoir le compensateur de dévers conçu par I2J. Un partenariat qui permet aux machines à rotor de s’attaquer aussi aux pentes pouvant atteindre 20 % de déclivité, en toute sécurité. Autre avantage : le débit de chantier de ces engins non conventionnels les rend accessibles aux exploitations situées dans des régions au relief accidenté.

Début juillet, la rédaction s’est rendue près de Montauban dans le Tarn-et-Garonne pour découvrir la première moissonneuse-batteuse non conventionnelle double rotor à correcteur de dévers. Les images parlent d’elles-mêmes. Les pentes jusqu’à 20 %, elle adore ! Elle en a même fait son terrain de jeu favori.

Remplacer deux machines par une seule

Cette innovation a été imaginée par l’ETA Serge Picca, Agri-Montauban et I2J. Entrepreneur agricole à Bouillac, Serge peine chaque année à recruter du personnel compétant pour les récoltes. En 2016, il souhaite remplacer ses deux moissonneuses-batteuses Laverda. Lors d’une visite chez Agri-Montauban, il tente un pari osé avec Martin Carchet, responsable de la communication du concessionnaire New Holland : remplacer deux machines par une seule, une CR à double rotor équipée d’une barre de coupe Varifeed de 9,15 m de largeur de travail et d’un système de compensation de dévers.

Dès sa livraison, I2J transforme l’engin. Le concepteur du système effectue les travaux dans son atelier de Giroussens (Tarn), à 45 km du concessionnaire. Le principe est simple. Deux flasques pivotent l’un sur l’autre grâce à un axe. Ils sont installés entre le réducteur de transmission et la poutre de l’essieu. Un vérin hydraulique assure leur rotation et à l’opposé, un autre vérin, dit esclave, maintient la position du tablier de coupe. Quand la position de la roue change, la coupe reste parallèle au sol. Inutile, donc, de modifier l’essieu avant.

50 cm de débattement

Côté électronique, un gyroscope calcule en permanence l’inclinaison. Il transmet l’information à un module électronique, qui actionne les électrovannes pour modifier la position des roues et incliner la machine à contre-sens de la pente. Par sécurité, aucun ordre n’est donné si le boîtier ne reçoit pas deux consignes identiques. Le pivot des roues autorise un débattement d’environ 50 cm. À l’arrière, pour augmenter le dégagement, l’essieu est surélevé.

En cabine, le chauffeur dispose d’un petit terminal via lequel il pilote le système. Il choisit entre trois modes :

  • transport : les roues reprennent leur position initiale, la même que sans le dispositif ;
  • automatique : l’inclinaison des roues varie automatiquement en fonction de la pente. Il faut ralentir légèrement en bout de champ, le temps pour l’hydraulique d’adapter la position des vérins ;
  • manuel : des touches changent la position de la machine manuellement, à droite ou à gauche. Cette fonction est utile lors de la vidange de la trémie pour optimiser le remplissage de la remorque en vidant plus ou moins loin. Ou en réduisant ou augmentant la hauteur de la vis pour l’adapter à celle de la benne. Le chauffeur peut aussi lever ou baisser l’avant de l’engin pour compenser dans les montées et descentes.

Par ailleurs, les distributeurs électrohydrauliques sont équipés d’une commande manuelle. En cas de panne, la machine reprendra sa position horizontale à l’aide d’une clé.

Le système est entièrement démontable

Chez le constructeur, Arnaud Delaporte, responsable service New Holland, a suivi de près ces modifications. « L’avantage du système est qu’il se démonte entièrement. Si le client change de batteuse, il lui suffit de remonter l’appareil sur la prochaine.  « Le surinvestissement s’amortit sur plus longtemps », explique-t-il. Les régions comme la nôtre sont rares. Ce marché de niche ne permet pas à la marque d’absorber les coûts de développement de cette option. « C’est pour cela que New Holland a préféré passer un partenariat avec I2J. Ainsi, l’option sera proposée au catalogue dès 2017 sur la gamme CR, en prédisposition. Son nom : Everest ! Chaque concessionnaire l’installera à la réception de la moissonneuse. En cas de défaillance, il assure la garantie auprès de New Holland ou de I2J, selon que la panne concerne ou non le compensateur », commente encore Arnaud Delaporte. Pour découvrir cette technologie, rendez-vous sur le stand Innov-agri du constructeur à Outarville (Loiret).

New Holland présentera la moissonneuse batteuse CR de Serge Picca sur Innov-agri.New Holland présentera la moissonneuse batteuse CR de Serge Picca sur Innov-agri. (©Martin Carchet) 


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous