[Essai] Pick-up Mitsubishi L200 Club Cab Ses avantages : la polyvalence et un tarif hors taxe

Terre-net Média

Didier Huchard, agriculteur dans l’Oise, a essayé un pick-up Mitsubishi L200 Club Cab. Ce valet de ferme, à la fois utilitaire et 4 x 4, est aussi à l’aise dans les parcelles que sur la route. Autre avantage : la récupération de la TVA, de série.

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La première fois que l’on monte dans le Mitsubishi L200 Club Cab millésime 2016, on se demande s’il s’agit bien d’un 4 x 4 utilitaire. En effet, la finition Intense testée par Didier Huchard, agriculteur à Tillé près de Beauvais (Oise), comporte tous les équipements des berlines modernes : ouverture centralisée à distance, régulateur et limiteur de vitesse, fonction Bluetooth pour le téléphone portable avec commande au volant, éclairage et essuie-glaces automatiques...

La prise en main est simple et rapide et le manuel presque superflu. Une fois au volant, on oublie que l’on conduit un engin de 1,8 t et de presque 5,20 m de long. Lors des marches arrière ou créneaux, une caméra de recul vient faciliter les manœuvres, pas toujours évidentes avec des véhicules de gros gabarits.

Parmi les autres bonnes impressions, l’insonorisation de l’habitacle. Si le bruit du moteur 4 cylindres, de 2,4 l de cylindrée, n’est pas entièrement masqué, le volume sonore est plutôt faible pour un pick-up valet de ferme.

Et les 181 ch du modèle d’essai agrémentent encore la conduite. En plus, quel look avec la nouvelle calandre, les jantes de 17 pouces et les inserts chromés. On est loin de l’utilitaire austère. Certes les deux strapontins arrière sont spartiates, mais cela permet de bénéficier d’une carte grise camionnette. Ainsi, il est possible de récupérer la TVA tout en étant homologué pour quatre places. Attention toutefois, ces sièges d’appoint sont à proscrire pour les longues distances. Cerise sur le gâteau : la gamme L200 n’est assujettie ni au malus ni à la TVS (Taxe sur les véhicules de société). Côté économies toujours, cet engin n’est pas très gourmand en carburant. La fiche constructeur annonce 6,6 l aux 100 km en cycle combiné.

Étonnant ! Dans cette finition, le pick-up est équipé d’une transmission Super Select II. Elle permet non seulement de passer de deux à quatre roues motrices en roulant (jusqu’à 100 km/h), mais elle possède six vitesses qui assurent de belles relances et une vitesse maximum de 179 km/h sur circuit.

Transmission Super Select II

En conditions difficiles, cette transmission propose une gamme longue avec différentiel central désactivé pour des démarrages et remorquages plus faciles. Par ailleurs, elle dispose d’une gamme courte avec différentiel central et arrière désactivés pour les adeptes du franchissement d’obstacles : ainsi, les pentes raides ne leur posent aucun souci grâce au frein moteur puissant. Fini également les problèmes d’enlisement.

Question chargement, la benne accepte une charge utile de plus d’une tonne (1 010 kg exactement), idéale pour un big bag par exemple. Le poids total roulant autorisé est de 5 820 kg, le poids à vide de 1 840 kg, le poids total autorisé en charge de 2 850 kg et la capacité de remorquage de 3 000 kg à condition d’avoir le permis approprié.

3 000 kg de capacité de remorquage

Au niveau de la carrosserie, les portes antagonistes simplifient le chargement d’objets ou de passagers sur les banquettes arrière. Malgré tout, des poignées auraient été bienvenues pour pouvoir les refermer de l’intérieur.

L’enjoliveur de pare-chocs arrière gêne quant à lui l’ouverture complète de la ridelle. Un obstacle pas très pratique à passer, en plus du seuil de chargement de 84,5 cm. Certes, il est démontable, mais le design alors perd un peu de son esthétisme. C’est quand on tente de remplir le réservoir de carburant que l’on se rend compte qu’il s’agit d’un utilitaire.

Contrairement au reste de la carrosserie, l’intérieur de la trappe n’est pas métallisé. Un comble pour une option à 620 € !

Concernant la distribution, le réseau Mitsubishi compte 120 points de vente et 140 points de service sur le territoire français. Ceux-ci sont desservis en pièces de rechange par le stock national, situé à Saint-Ouen-l’Aumône près de Paris, et par un dépôt de pièces encore plus important aux Pays-Bas.

Le bilan : Didier Huchard : « Le choc des générations »

Pour essayer le pick-up Mitsubishi, nous nous sommes rendus chez Didier Huchard, agriculteur dans l’Oise. Sa particularité : il possède déjà un L200, âgé de 12 ans avec 145 000 km au compteur.

« Il n’a pas de pneus tout-terrain ! » Telle a été la première remarque de l’agriessayeur. Effectivement, le modèle testé est équipé de pneumatiques mixtes, les seuls disponibles en première monte chez le constructeur.

Portes antagonistes

Les portes antagonistes ont tout de suite séduit l’agriculteur, qui utilise son L200 pour de nombreux travaux et pour de petits parcours sur routes, chemins ou à travers champs. Il s’en sert pour faire son tour de plaine ou aller chercher des big bags et des palettes de semences. Lorsqu’il l’a acheté en 2004, il recherchait avant tout un véhicule trois places avec une grande caisse. Aujourd’hui, Mitsubishi propose une place de plus mais une caisse un peu plus petite. Didier Huchard se plaint que son pick-up chasse de l’arrière à vide sur route humide. L’ESP a corrigé une partie du problème sur le nouveau. Il n’apprécie pas non plus le rayon de braquage trop important de son Single Cab. Sur le Club Cab, il a été réduit de presque 2 m. Sur le nouveau Mitsubishi, l’agriessayeur regrette toutefois que les points de fixation dans la caisse soient trop hauts pour arrimer des objets de petite hauteur. « Un vrai handicap », selon lui. Quant au marchepied, il juge l’option inutile. « Des saletés vont s’y accumuler et se retrouver ensuite sur le pantalon. En plus, l’accès n’est pas plus haut que sur l’ancien. » Nous aurions aimé essayer également une roll bar (arceau de sécurité) pour vérifier ses qualités utilitaires de fixation et de charge.

« Le nouveau tableau de bord est plus clair et tous les voyants sont bien visibles », ajoute l’agriculteur. Le frein à main peu pratique sous le volant a été remplacé par un modèle tout à fait classique, logé dans l’accoudoir central. Pour Didier, la fonction Bluetooth pour le téléphone est un vrai plus contrairement à la climatisation, qu’il ne trouve pas indispensable.

Son atout maître : la polyvalence

Côté moteur, rien à redire, mis à part le carter à 20 cm du sol seulement, sur les nouvelles versions. Certes, cela ne limite pas les capacités de franchissement de l’engin (le pont arrière des Single Cab était aussi à 20 cm), mais c’est moins rassurant.

Excepté les suspensions parfois un peu raides, Didier a aimé la conduite sur route. Cependant, nous n’avons pas pu effectuer de parcours de franchissement car les pneus et la météo ne jouaient pas en notre faveur. Bilan des courses : le Mitsubishi est un vrai 4 x 4 pick-up, à l’aise dans les champs comme en ville. Son atout maître ? La polyvalence.

Il est conçu aussi bien pour faire des trajets sur route, que pour transporter des marchandises ou venir en support dans une parcelle. Et grâce à sa vaste gamme d’accessoires, il est encore plus polyvalent.


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