Contrôle pulvé Check-up pour 110.000 machines : 30.000 fuites détectées

Terre-net Média

Après plus de 110.000 machines testées, Terre-net dresse le bilan de cinq années de l'opération contrôle pulvé (ou contrôles périodiques des pulvérisateurs en service) avec le Gip Pulvés *.

Les contrôles pulvés en France entre 2009 et 2013« La première année était celle de la mise en place », explique Vincent Polveche. « Ensuite, face à l'effritement du nombre de contrôles entre 2010 et 2012, nous avons fait une relance de la campagne de communication fin 2012. Ce qui explique les bons résultats de 2013 ». (©Terre-net Média/Gip Pulvés)

77 % DE PULVÉS REÇUS DU PREMIER COUP

Le Gip Pulvés observe qu'en moyenne, sur les cinq premières années, 77 % des pulvérisateurs sont reçus du premier coup. Rappelons qu'en cas de contrôle négatif, l'agriculteur dispose d'un délai de quatre mois pour faire réparer son pulvérisateur et le soumettre à nouveau au contrôle (total ou partiel, selon les défauts et leur gravité). Le contrôle pulvé est ensuite valable cinq ans, même si la machine change de propriétaire.

Concernant le nombre de pulvérisateurs qui n'ont pas passé le test, « il reste difficile à évaluer, car les constructeurs de pulvérisateurs ne transmettent pas leurs chiffres sur les ventes annuelles. Nous supposons qu'il y a aujourd'hui entre 200.000 et 250.000 pulvérisateurs en service en France. En sachant que les numéros de Siret (qui déterminent les dates de contrôle, ndlr) sont répartis équitablement par année, nous aurions dû avoir au moins 40.000 contrôles pulvés par an. On peut donc supposer que 25 à 33 % des pulvérisateurs français n'ont pas été présentés au contrôle », explique Vincent Polveche, directeur du Gip Pulvés.

UNE FRAUDE QUI COÛTE CHER !

Et pourtant, si présenter son pulvérisateur en retard n'a aucune conséquence, ne pas présenter du tout son pulvérisateur peut coûter cher en cas de contrôle de votre exploitation. Le code rural prévoit deux sanctions pour un pulvérisateur sans contrôle pulvé : la première, une amende de 4ème classe pouvant atteindre 750 euros, la seconde correspond à une pénalité de 5 % sur les aides du second pilier. Les deux peuvent se cumuler ! De plus, les agriculteurs ayant des cahiers des charges spécifiques (production bio, contrat avec une firme agroalimentaire, etc) peuvent être pénalisés sur la commercialisation de leurs produits.

Rappelons que le prix d'un contrôle pulvé pour une machine à rampes, va en moyenne de 160 euros (pulvérisateur porté avec rampes de 12 m) à 260 euros (pulvérisateur automoteur avec rampes de 48 m).

Les pulvérisateurs contrôlés entre 2009 et 2013Plus de 47 % des machines contrôlées entre 2009 et 2013 sont des pulvérisateurs à rampes portés.
(©Terre-net Média/Gip Pulvés)

Et pour 2014 - 2018 ?

Concernant la deuxième vague, qui a débuté au 1er janvier 2014, Vincent Polveche reste optimiste. « Le taux de réussite sera stable, car si on prend l'exemple du contrôle technique automobile, on constate que les chiffres varient peu d'une année à l'autre. En revanche, le taux de présentation connaîtra quand à lui certainement une progression. Aujourd'hui, les agriculteurs voient plus le contrôle pulvé comme "éducatif", plutôt que "répressif". Rien que sur janvier 2014, on recense 514 contrôles effectués. »

Pour en savoir plus sur le contrôle pulvé, connectez-vous sur le site du Gip Pulvés.

* Le Groupement d'intérêt public "Pulvés" est l'organisme chargé du suivi du dispositif du contrôle périodique des pulvérisateurs. Rappelons que ce dernier s'inscrit dans le cadre du plan "Ecophyto".

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