Pulvérisateur automoteur F40 Evo : Artec lève le voile sur sa nouvelle génération du F40

Terre-net Média

Levée de rideau sur la nouvelle génération de l'automoteur de pulvérisation d'Artec. Nom de code : F40 Evo. Le look est en rupture afin d'affirmer la succession, les organes sont accessibles pour une facilité de mise en œuvre et l'ergonomie est au centre de la réflexion. De quoi confirmer la position de leader de la marque sur le marché de l'automoteur ?

Automoteur de pulvérisation Artec F40 EvoL'automoteur F40 laisse la place à son successeur le F40 Evo après une carrière couronnée de succès. (©Artec) 

La réputation de l'automoteur de pulvérisation F40 d'Artec n'est plus à construire, 15 ans après la première génération. L'heure du renouveau a sonné pour l'équipement, son constructeur lève le voile sur la nouvelle génération de son vaisseau amiral. Signe distinctif : l'inscription Evo complète le nom F40 et souligne ainsi le passage du relais.

Côté look, la rupture est importante et aurait presque dispensé la marque de compléter le nom de son équipement pour le distinguer. Un coup d'œil suffit pour identifier le nouvel acteur du monde de l'automoteur, dont les courbes généreuses et le design épuré ôtent le doute. À préciser d'ailleurs que le design de la machine provient d'un concours organisé en 2019, dans lequel une trentaine de dossiers se sont affrontés. En résumé : ergonomie, accessibilité, facilité de mise en œuvre et confort sont les maîtres-mots de la conception.

Le moteur Volvo de 7,8 l succède au Deutz 

Sous le capot aussi, il y a du nouveau. Le bloc Volvo D8 de 7,8 l de cylindrée remplace le moteur Deutz et en passant propose davantage de cylindrée. La marque opte donc pour le même motoriste que sur les autres modèles de la série RS. Question norme d'émission, le moteur est évidemment conforme aux exigences du Stage V. Le dispositif de frein à l'échappement limite le recours au freinage classique et renforce la souplesse des déplacements.

Cliquer sur le  curseur pour lancer la vidéo.

Côté transmission, pas d'Évo-lution. Le constructeur installe toujours sa boîte hydromécanique couplée à la régulation Automotive. En clair, le régime moteur s'adapte automatiquement en fonction de la vitesse d'avancement et de la puissance demandée par les organes. Pas de changement non plus du côté de la voie, le dispositif variable est repris pour permettre à l'agriculteur d'osciller de 2,2 à 2,7 m de largeur. Pour supporter le poids de l'ensemble sans pour autant écraser la culture en place, il est possible de choisir des roues dont la largeur varie de 32 à 90 cm. En termes de diamètre, il atteint 2,05 m.

5 000 l de capacité de cuve pour les premiers exemplaires

Les modèles de présérie fabriqués ce printemps embarquent une cuve de 5 000 l de capacité mais la marque annonce déjà d'autres volumes à suivre. Le ravitaillement en carburant et en eau claire de rinçage est également plus facile. L'opérateur bénéficie notamment d'une large passerelle, rehaussant au passage la sécurité et le confort de celui-ci. 

Le constructeur vendéen conserve son châssis symétrique qui assure la bonne répartition des charges. Ce qui se ressent aussitôt sur le comportement routier. Pour rappel, la rampe est installée à l'avant de la cabine et le moteur à l'arrière derrière la cuve. Les ingénieurs de la marque ont planché sur l'accessibilité du compartiment moteur, c'était un point noir de la précédente gamme dont la cuve embrassait le moteur et rendait l'accès difficile.

Design né d'un concours et cabine de catégorie 4

À souligner que les ingénieurs de la marque n'ont pas oublié d'étudier la question confort. La cabine de catégorie 4 a été entièrement revue en plaçant l'ergonomie au centre de la réflexion. Les ingénieurs de la marque ont opté pour le nouvel accoudoir Wachendorff Elektronik (TopCon), qui confirme la montée en gamme du F40. La conduite se fait désormais par impulsions, comme c’est désormais le cas chez nombre de concurrents. Place au terminal Isobus CCI 1200, une des références en matière d’ergonomie. Il prend en charge toutes les fonctions liées à la pulvérisation et à l’autoguidage. L'agriculteur garde la possibilité de choisir le système Trimble, avec dans ce cas un second écran, soit le modèle GFX 750 ou TMX 2050.

Autre changement : la disparition du relevage arrière dont le rôle était d'atteler un épandeur centrifuge pour les cultures type pommes de terre. Faute de succès suffisant, et source de complexité dans la procédure d'homologation, la marque abandonne le système. Idem en termes de rampe arrière. Le nouveau F40 n'en bénéficie plus, les adeptes de la rampe arrière peuvent encore se rabattre sur le R40, qui reste au catalogue pour le moment.

Le poste d'incorporation a été revu en faveur là aussi de l'ergonomie. Le circuit intègre une régulation en vue d'améliorer le temps de réponse et les performances de la machine. Le constructeur conserve la double pompe installée sur la précédente génération. L'opérateur profite de trois systèmes de circulation : un retour à fermeture pneumatique de tronçons et deux circuits à technologie PWM (Dynapulse et Dynapulse Evo). La dernière version est réservée aux engins haut de gamme, elle intègre la coupure buse à buse, la compensation de virage et la modulation de dosage.

Enfin, question rampes, la marque continue d'installer les produits sortis de l'usine Pommier en Eure-et-Loir. Le spécialiste de la rampe aluminium propose des exemplaires de 24 à 48 m dans la gamme RX, voire de 48 à 50 m en version Falcon.


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net


Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous