Cop21 et agriculture
1,4 Mt équivalent CO2 pourraient être économisées avec les légumineuses

17 % des surfaces arables françaises, soit 3,5 Mha, étaient consacrées aux  légumineuses en 1960, contre à peine 3 %, soit environ 500 000 ha en 2012. Le retour en force des légumineuses dans les assolements français serait pourtant une bonne solution pour le climat, explique l’Apca. En augmentant les légumineuses à 1,3 Mha en cultures et 2,8 Mha en prairies, l’Inra estime la réduction possible des émissions de gaz à effet de serre à 1,4 Mt éqCO2 à l’horizon 2030. Ce gain potentiel de Ges ne tiendrait pas compte par ailleurs de la marge de progrès encore possible en matière d’itinéraires techniques sur ces légumineuses.

« Un intérêt économique aussi »

« Passer de 3 % à 7 % de légumineuses dans les terres arables permettrait par ailleurs de diminuer de 10 % la consommation totale annuelle d’engrais azoté en France », explique l’Apca.

En grandes cultures, le bénéfice économique reste à évaluer au cas par cas, en fonction de la marge brute par culture remplacée, les coûts d’utilisation des matériels, de l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires, etc. « Selon l’hypothèse retenue et l’exploitation, les résultats économiques peuvent aller d’un coût de 20 €/ha à un gain de 70€/ha. Une substitution de l’orge sera plus rentable qu’une substitution d’un colza ou d’un blé.

En prairies, l’Apca estime à 30 €/ha le gain réalisé, lié à l’économie d’engrais.

 

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