Alimentation Appel à candidatures pour l'étiquetage environnemental des aliments

AFP

Pouvoir choisir les aliments en fonction de leur impact sur l'environnement : le gouvernement a lancé jeudi un appel à candidatures pour mettre au point un étiquetage qui informera les consommateurs sur ce point.

Cette expérimentation, « dans le cadre de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire », a été annoncée par les ministères de la transition écologique, de l'économie et des finances, ainsi que de l'agriculture, avec l'Ademe (Agence de la transition écologique) dans un communiqué.

Le gouvernement entend tester ainsi « différents dispositifs d'affichage environnemental sur les produits alimentaires », à charge pour les autorités « d'évaluer les effets de cet affichage sur les choix des consommateurs et de les orienter vers une consommation alimentaire plus respectueuse de l'environnement ».

« Cette attente a été confirmée récemment par les conclusions de la convention citoyenne pour le climat », estime la ministre de la transition écologique Barbara Pompili, citée dans le communiqué. Elle souhaite mettre en place un affichage « qui permettra à chaque consommateur d'identifier rapidement les produits les plus responsables et de les choisir en connaissance de cause ».

Cet affichage doit « fournir une information sur l'impact environnemental de toutes les étapes de la fabrication jusqu'à l'acheminement des produits alimentaires. Il permet ainsi aux consommateurs de faire des choix plus vertueux grâce une information plus claire, plus lisible et plus homogène », indique le gouvernement dans le communiqué.

Cet appel à candidatures s'adresse aux producteurs d'aliments (agriculteurs et industriels), aux distributeurs, à la restauration collective, mais aussi aux acteurs du numérique, de la recherche et du monde associatif.

Cette expérimentation, prévue par l'article 15 de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l'économie circulaire, doit s'achever à l'automne 2021.

L'ensemble des travaux sera conduit par un comité de pilotage, associant les ministères concernés, l'Ademe et l'Inrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement).

Au terme de cette expérimentation, un bilan sera transmis au Parlement, comprenant une étude de faisabilité et une évaluation socio-économique de ces dispositifs, conclut le gouvernement.

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