[Sondages] Conjoncture économique De plus en plus de céréaliers dans le rouge

Terre-net Média

Endettement en hausse, situation financière dégradée et révision à la baisse des projets d’investissements : une majorité d’exploitations céréalières souffrent économiquement en ce premier trimestre 2018.

Les cours des matières premières fragilisent les comptes des exploitations céréalières. Les cours des matières premières fragilisent les comptes des exploitations céréalières. (©Terre-net Média) 

D epuis leur nette baisse en juillet et en décembre 2017, les cours du blé et du colza se maintiennent à des niveaux particulièrement bas. De quoi alarmer davantage encore les producteurs de céréales et oléagineux qui s’inquiètent depuis plusieurs mois déjà de la santé financière fragile de leur exploitation. Et ils sont nombreux à voir les comptes de leur exploitation virer dans le rouge vif. Selon un sondage en ligne réalisé fin mars 2018, 4 producteurs sur 10 indiquaient que la santé financière de leur exploitation s’est « fortement dégradée » en un an. Au total, les comptes des exploitations se sont dégradés pour 60 % des producteurs. Une faible minorité (18 %) a vu, ces 12 derniers mois, s’améliorer leur situation financière professionnelle.

Faute de prix permettant de couvrir les coûts de production, l’endettement à court terme des céréaliers a fortement progressé, pour notamment financer les coûts culturaux de la prochaine récolte. Pour près d’un tiers des producteurs, cet endettement à court terme, y compris les dettes fournisseurs, a bondi de plus de 10 % en un an selon un autre sondage réalisé début février 2018. Pour 16 % des répondants, il est en hausse inférieure à 10 %. L’endettement à court terme est en baisse pour seulement un quart des producteurs.

Conséquence directe de cette dégradation des comptes des céréaliers, ces derniers ont révisé leurs projets d’investissement pour l’année 2018. Dans un troisième sondage réalisé début janvier 2018, 60 % des producteurs font évoluer leurs investissements 2018 « en baisse » voire « en forte baisse ». Seulement 11 % des agriculteurs devraient davantage investir qu’en 2017.


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