[Vient de paraître] Terre-net Magazine Faut-il croire en l'avenir de l'agriculture ?

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Le monde agricole s'enlise dans une crise sans précédent, poussant certains exploitants jusqu'au suicide. Dans le numéro d'octobre de Terre-net Magazine, beaucoup de producteurs semblent résignés face à cette situation, comme le montre le 29e baromètre Terre-net BVA. Isabelle Clément, elle, agricultrice depuis 25 ans, exprime haut et fort sa colère et son désarroi dans un texte poignant. De leur côté, plusieurs experts estiment que le numérique et le collaboratif peuvent aider le secteur à s'en sortir.

Couverture terre net magazine 69 octobre 2017Consulter Terre-net Magazine en ligne ICI. (©Fotolia, Terre-net Média // Création Terre-net Média)

Avec la crise agricole persistante, pas étonnant que les agriculteurs n'aient plus confiance en l'avenir de l'agriculture française ! Certes, selon la rubrique Terre'momètre de Terre-net Magazine n°69 (p. 8), ils ne sont que 46 % à être moins confiants, contre 61 % un an auparavant, mais la proportion de "ni plus ni moins confiant" est passée de 28 à 41 %, signe de la résignation grandissante du monde agricole face aux difficultés.

Comment dégager un peu plus de revenu ? Et à quel prix ? D'autant qu'il faut en même temps améliorer constamment la qualité des produits, le bien-être des animaux, etc. Beaucoup de producteurs sont prêts à s'adapter à la conjoncture difficile. Mais cela a un coût. Qui va payer ? Les filières ? Les consommateurs ? Les exploitants eux-mêmes ? Dans son édito (p. 4), Pierre Boiteau, directeur des rédactions, a son idée sur la question.

Quant à Isabelle Clément, agricultrice depuis 25 ans, elle prend la plume dans une Tribune (p. 12-13) pour dénoncer toutes les contraintes imposées aux producteurs, les attaques dont ils font l'objet, alors qu'ils n'arrivent plus à vivre d'une profession, « inscrite dans leur ADN » et qu'ils aiment profondément.

Et si le salut venait des nouvelles technologies numériques et collaboratives, comme le suggèrent plusieurs spécialistes dans la rubrique Tri angles (p. 10-11) ? Elles permettront, selon Hervé Pillaud, éleveur vendéen, d'avoir « une agriculture intensive non plus en intrants mais en connaissances ». Et « d'aller plus loin dans le partage de moyens et de compétences pour diminuer les coûts », d'après Jean-Marie Séronie, économiste indépendant, ou Rémi Dumery, céréalier dans le Loiret. 


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