Stop #agribashing L'agriculture n'est pas responsable des inondations

Terre-net Média

Les précipitations exceptionnelles de ces deux derniers mois ont provoqué de fortes inondations et crues dans de nombreuses régions françaises. Les accusations de différents médias concernant la responsabilité de l'agriculture suscitent de multiples réactions au sein du monde agricole et en dehors.

Inondations 2018La France enregistre, pour les mois de décembre et de janvier, un cumul moyen de pluies record depuis 1959, selon Météo France. (©Julien Ragonneau) D'autres photos et vidéos des inondations sur la page Facebook de Julien Ragonneau en cliquant ici.

Plusieurs régions françaises ont atteint, depuis le mois de décembre, des niveaux record de précipitations entraînant de fortes inondations et crues au niveau de la Seine notamment et de ses affluents. Villes et villages pris d’assaut par les eaux, champs et prairies inondés, routes impraticables… Suite à ces dégâts importants, Célia Blauel, présidente d’Eaux de Paris et adjointe à l’environnement à la mairie de la capitale, dénonce la responsabilité des pratiques agricoles. Cette accusation relayée par différents médias (TF1, BFMTV, LCI, …) provoque un grand nombre de réactions.

Des syndicats agricoles dénoncent une « fake-news ». Célia Blauel joue sur les peurs des citoyens et jette l’opprobre sur toute la profession agricole », déplorent la FNSEA et les JA qui refusent « la double peine » (avoir ses champs sous l'eau et être tenus responsables de ces inondations).

  >>> A lire aussi : Inondations et Crues - FNSEA-JA dénoncent le « fake-news » de la responsabilité du secteur agricole. 

Mécontents, les agriculteurs réagissent sur Twitter face à ces accusations et font entendre leur voix.

« Non, l'agriculture intensive n'est pas responsable des inondations », indique Géraldine Woessner, chroniqueuse sur Europe 1, en s’appuyant sur les recherches de l’Irstea et l’Inra. Elle présente certains facteurs aggravants, l’urbanisation notamment : seulement « moins de 10 % des terres inondables de la région parisienne ne sont pas urbanisées. On en mesure aujourd’hui les conséquences ». L’agriculture a, tout de même, un rôle à jouer pour limiter ces impacts en « développant les bandes d’herbe le long des champs, en replantant les nombreuses haies qui ont été arasées, pour augmenter le pouvoir stockant des sols ». « La rotation des cultures, qui permet de garder un couvert végétal toute l’année, favorise également l’évaporation ».

Le Vrai-Faux de l’Info >>> chronique à retrouver ici ou en vidéo ci-dessous.

En 2013, « C’est pas sorcier », l’émission télé de vulgarisation scientifique (France 3), avait réalisé un sujet sur l’origine des crues et des inondations mettant en avant plusieurs causes : précipitations exceptionnelles, réchauffement climatique, constructions humaines dans des zones humides, …

>>> Retrouvez la vidéo de cette émission ici ou ci-dessous. 


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