Présidentielles Pour Eric Piolle, création possible de « 120 000 emplois nets » en agriculture

AFP

Le maire de Grenoble, Eric Piolle, candidat à la primaire écologiste pour la présidentielle de 2022, table, dans un entretien au Télégramme, sur la création de « 120 000 emplois nets » en agriculture si ses propositions sont mises en œuvre.

Rappelant que « la moitié des agriculteurs partent en retraite dans les dix prochaines années », le maire de Grenoble, dans cet entretien à paraître jeudi, affirme : « nos propositions créeront 120 000 emplois nets dans le milieu agricole ». Pour obtenir ce chiffre, l'élu se base sur une « protection du foncier » et sur la création de « 25 000 fermes communales d'ici à 2027 (...) pas forcément publiques ». « L'idée, développe-t-il, c'est de pouvoir installer, lors des départs à la retraite, des fermes à l'échelle des communes pour produire du maraîchage et de l'agriculture locale ». Outre la création d'emplois, cette transition, explique-t-il, « baissera de 30 % les gaz à effet de serre issus du milieu agricole ».

Interrogé sur le sens de sa visite en Bretagne mercredi et jeudi, axée sur l'agriculture, Eric Piolle tacle au passage le président Emmanuel Macron, ainsi que le syndicat agricole majoritaire, la Fnsea. « Je viens ici parce qu'Emmanuel Macron, en abandonnant le climat, a abandonné la Bretagne aux lobbies », déclare-t-il. « Et c'est dramatique pour les Bretons, pour la France, et pour ces centaines de milliers d'agriculteurs qui (...) ont aujourd'hui une parole qui est monopolisée par quelques pontes de la Fnsea (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) qui captent l'essentiel des subventions de la Pac (subventions européennes, ndlr) et qui sont là pour freiner et édulcorer les changements nécessaires pour l'intérêt général et pour le plus grand nombre des agriculteurs ».

Interrogé sur la récente condamnation du gouvernement par le conseil d'État notamment sur la question des pesticides, Eric Piolle répond : « Emmanuel Macron ne protège pas les Français. Cette décision du Conseil d'État le montre bien. Il est le triste héritier de la France au-dessus de laquelle le nuage de Tchernobyl n'est pas passé, de la France qui a tardé à prendre des mesures sanitaires contre l'amiante, triste héritier d'une France condamnée pour inaction climatique ». « Il faut maintenant agir », poursuit-il. « Il n'y aura pas de transition majeure sans une présidence écologiste ».

Interrogé sur son déficit de notoriété, le maire de Grenoble assure : « La question n'est pas celle de la notoriété mais celle de la crédibilité (...) Il y a une aspiration des Français à découvrir des gens qui sont en mesure, non pas d'être homme providentiel, mais de diriger un collectif pour gouverner le pays ».

Le premier tour de la primaire écologiste est prévu du 16 au 19 septembre et le second du 25 au 28 septembre.


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