Foncier agricole Terre de Liens : 142 fermes et 376 emplois sauvés en 10 ans

AFP

En 10 ans d'existence, l'association Terre de Liens, qui rachète collectivement des terres agricoles pour permettre l'installation de jeunes, le plus souvent en agriculture biologique ou en circuit court, a acquis 142 fermes et 3.300 hectares dans toute la France, selon un bilan transmis à l'AFP.

Le bilan de la Foncière de Terre de Liens, fondée en 2007, inclut aussi la création de 376 emplois sur les fermes sauvées ou recrées grâce à l'épargne citoyenne, indique l'association qui lutte contre la pression foncière existant dans certaines régions, empêchant l'installation de jeunes et/ou de nouveaux exploitants.

L'argent vient de fonds d'investissement qui cherchent des produits solidaires non spéculatifs - l'épargne salariée par exemple - à hauteur de 30 %, et pour les 70 % restant d'épargne de particuliers désireux d'aider à préserver les terres agricoles face à la spéculation, explique Fabrice Ruffier, de Terre de Liens Midi Pyrénées.

Parmi les 142 fermes sauvées, on trouve plusieurs cas de fermes péri-urbaines (Les Jonquiers dans les Bouches du Rhône, les Baraques en Savoie), ou des fermes traditionnelles d'élevage comme La Gorronière dans la Mayenne, où Terre de Liens a acquis le foncier tandis que l'éleveur a investi dans les outils de travail. Parfois l'association investit pour agrandir une exploitation trop petite, comme à Chalonne dans l'Isère. L'investissement peut aussi servir à sanctuariser des points de captage d'eau, comme à Agy dans le Calvados, à redonner vie à des friches transformées en projet maraîcher comme à Saint-Léger en Seine Maritime, ou à re-dynamiser une commune comme à Malhaussette dans la Lozère.

« Nous commençons à être connus et nous sommes de plus en plus sollicités, par des gens qui recherchent des terres, par des gens qui cherchent à en vendre, en louer ou même en donner » dit Fabrice Ruffier, « ainsi que par des collectivités locales qui voudraient installer des maraîchers proche des zones urbaines ». « Nous décortiquons le projet, la motivation du porteur du projet, et surtout nous étudions la faisabilité du projet et l'adéquation avec la surface », explique-t-il.


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