Au cœur de la Cop21 Au Bourget, deux jours pour faire reconnaître l’agriculture comme solution

Terre-net Média

Les 1er et 2 décembre 2015, l’agriculture était à l’honneur sur le site de la Cop21 au Bourget, avec pour point d’orgue, le lancement réussi de l’initiative « 4 pour 1 000 », ardemment promue par Stéphane Le Foll. De la théorie et des intentions affichées dans les couloirs de la Cop21, le ministre veut désormais passer à l’action.

Cop21 Le site de la Cop21, où, pendant deux jours, l'agriculture est mise en avant comme solution pour lutter contre le réchauffement climatique.  (©Terre-net Média)

S ur le site de la Cop21 au Bourget, la première journée consacrée  à l’agriculture ce 1 er décembre n’était pas encore terminée que notre ministre de l’agriculture pouvait se réjouir. Le lancement officiel du projet « 4 pour 1 000 » – d’abord en France puis à l’international – est un succès. Non seulement la salle de conférence du pavillon de la France était trop petite pour accueillir tous ceux qui voulaient y assister, mais Stéphane Le Foll a pu compter sur de nouveaux signataires parmi les Etats présents au Bourget.

Retrouvez l'ambiance de la Cop21 au Bourget, via le compte twitter d'Arnaud Carpon :

L’initiative visant à augmenter la matière organique des sols , et donc, leur capacité à capter du carbone, à hauteur de 4 pour 1000 par an pour ainsi capter l’ensemble des émissions de Ges imputables aux activités humaines, a reçu pour l’heure le soutien de plus de 100 pays et organisations.

Parmi les Etats signataires figurent de nombreux membres de l’UE, comme l’Allemagne, la Pologne, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Espagne, le Danemark, la Finlande, la Suède et l’Irlande. Hors UE, le ministre peut aussi compter sur la Chine, le Japon, l’Australie ou le Mexique, ainsi que de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. A la quarantaine de pays signataires s’ajoutent une soixantaine d’Ong et d’ organisations internationales majeures.

Absence notoire des grandes cultures

En France, le projet est soutenu par le Cniel et Interbev, les deux principales interprofessions des secteurs d’élevage. On peut s’interroger sur l’absence notoire des interprofessions des grandes cultures. C’est sans doute, pour l’instant, le grand point faible de ce projet : non seulement le secteur céréalier, en France et en Europe, n’a pas manifesté son soutien au projet, pas plus que les grands pays producteurs et exportateurs de grains, comme les Etats-Unis, le Brésil, l’Ukraine ou la Russie. Seule l’Australie fait figure d’exception.

Ce lancement néanmoins réussi a été l’occasion de préciser les prochaines échéances et priorités pour concrétiser le projet. En France, Stéphane Le Foll concrétise l’initiative « 4 pour 1000 » via son « projet agro-écologique », visant à la triple performance des exploitations – économique, sociale et environnementale. Mais à l’international, tout reste à construire, à commencer par une gouvernance permettant de coordonner les actions dans les quatre coins du globe. « D’ici novembre 2016, pour la tenue de la Cop22 qui se déroulera au Maroc, nous devons installer une gouvernance alliant les Ong, les agriculteurs, les scientifiques et les représentants politiques. »

Pour le ministre, l’année à venir doit aussi servir à « définir, continent par continent, les plans d’actions nécessaires. » Stéphane Le Foll veut faire du « 4 pour 1 000 » « une plate-forme collaborative, à laquelle les différents acteurs du monde agricole pourront participer, avec des projets concrets, tout en trouvant des financements. » Il devra également devenir un centre d’expertise virtuel qui permettra de valoriser les résultats du programme international de recherche et de coopération scientifique.

En images, la journée « agriculture » de la Cop21 au Bourget mardi 1er décembre :


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net

Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous