Produits phytosanitaires La FNSEA « satisfaite », fait « confiance aux scientifiques »

AFP

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, s'est dite lundi « satisfaite » des propositions du gouvernement sur les distances minimales entre habitations et zones d'épandage de pesticides, assurant « faire confiance aux scientifiques » en la matière.

« Nous sommes satisfaits de voir que ce n'est pas 150 mètres » qui ont été retenus par le gouvernement, a déclaré la présidente du principal syndicat de la profession agricole, lors d'une conférence de presse à Romillé (Ille-et-Vilaine). « Nous faisons confiance aux scientifiques qui ont dit que la préconisation, c'était 5 à 10 mètres selon les cultures », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement a indiqué samedi qu'il allait proposer de fixer à 5 ou 10 mètres, selon le type de culture, la distance minimale entre les habitations et les zones d'épandage de produits phytosanitaires, suivant les recommandations scientifiques de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) Daniel Cueff a lui pris en mai un arrêté très médiatisé, suspendu par la justice, interdisant l'utilisation de pesticides à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d'habitation ou professionnel.

« Avec les chartes (avec les riverains, ndlr) au cas par cas, on est capable de revenir à 3 mètres voire même moins si on est capable de montrer que le riverain est protégé », a poursuivi Christiane Lambert. « Qu'est-ce qui est important ? La distance ou le riverain ? Ce qui est important c'est que le riverain soit protégé », a-t-elle affirmé. « Mon voisin a une haie, un mur, je peux m'approcher au plus près de chez lui. Ce n'est pas une question de distance, c'est une question de pratique », a développé la responsable syndicale.

À l'heure actuelle, sept chartes départementales ont été signées et « on pense qu'il y en aura 30 fin septembre », a ajouté Christiane Lambert. « L'objectif c'est 100 % fin décembre. »

Sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta), « nous allons nous mobiliser à nouveau » pour le vote prévu au Sénat le 6 octobre, a-t-elle annoncé. « Pour la viande bovine, c'est un vrai sujet de préoccupation », a-t-elle rappelé. Contesté par les agriculteurs et les écologistes, le Ceta a été approuvé en juillet par l'Assemblée nationale.


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