Oléoprotéagineux La Fop, en tournée française, annonce une restructuration de la filière

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A l'occasion de ses réunions annuelles régionales, la Fop, section spécialisée des producteurs d'oléoprotéagineux de la Fnsea, évoque les grands dossiers du moment : plan protéines, traitements en floraison, assurance récolte... et annonce une restructuration de la filière pour mieux intégrer les protéagineux.

Parcelle de soja.Parmi les sujets de préoccupation de la Fop, la relance durable de la culture de soja en France. (©Terre-net Média)

La Fop, section spécialisée oléopro de la Fnsea, fait son tour de France annuel des régions. A cette occasion, la Fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux présente la réorganisation de la gouvernance de la filière. Gérard Tubéry, son président, annonce la fusion entre l’Unip et l’Onidol pour une seule interprofession consacrée aux cultures oléoprotéagineuses. Au niveau technique, le Cetiom intègre dorénavant les protéagineux. Et pour la partie industrielle, Sofiprotéol devenu Avril a également modifié son mode de gouvernance.

Plan protéines : un flop

Gérard Tubéry témoigne de la déception de la Fop après la présentation des contours du plan protéines. « Annoncé comme ambitieux, c’est un flop ! Sur 100 millions d’euros de la Pac, seulement 6 millions pour relancer durablement la production de soja ?! » Thibaut Ledermann, responsable des relations terrain du syndicat, évoque l’enveloppe largement insuffisante pour favoriser un déploiement des cultures protéagineuses. « Nous observons un déséquilibre dans la répartition des soutiens. L’autonomie fourragère des élevages a été privilégiée. » Par ailleurs, les Maec, jugées trop contraignantes, ne devraient pas, selon lui, voir beaucoup de souscriptions. « Nous poursuivons les négociations pour un assouplissement des conditions d’accès aux Maec et une reconnaissance des plantes compagnes au titre des Sie. »

Contrat socle à venir

Les assureurs revoient le dispositif de dédommagement des agriculteurs et proposent un contrat socle, intermédiaire entre le fonds calamités et l’assurance récolte. Groupama annonce, en 2013, en grandes cultures, 290 millions d’euros de sinistres pour 240 millions de cotisations, soit un ratio de 130 %. En moyenne, sur la période 2005-2012, ce taux de sinistralité s’élève à 90 %, un niveau trop élevé donc non pérenne du point de vue de l’assurance. D’où la proposition d’un contrat socle où l’indemnisation se calcule sur la base du coût de production théorique et du rendement moyen individuel.

Traitements insecticides en floraison : projet d'arrêté

Le projet d’arrêté concernant les traitements insecticides pendant la floraison soumis à la consultation du public en fin d’année ne satisfait pas la Fop. Le ministère de l’Environnement y voit lui aussi à redire. Le syndicat poursuit donc son travail sur ce dossier en proposant à nouveau des fiches pédagogiques par culture. En colza, la plage de traitement serait élargie à deux heures avant le coucher du soleil en plus des trois qui suivent. Pour le pois et la féverole, la Fop souhaite que les traitements puissent être réalisés sans contrainte horaire avec l’engagement de prévenir les apiculteurs et d’avoir terminé à 11h le matin. 


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