; Crises : les chambres d’agriculture veulent un meilleur accompagnement

Sécheresse et crise climatique Les chambres d’agriculture veulent un meilleur accompagnement

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Face aux conséquences de la sécheresse historique de cet été, et dans un contexte de crise de l’énergie, les chambres d’agriculture demandent à agir plus vite pour accompagner les agriculteurs et à anticiper les conséquences des coupures d’électricité et de gaz. En parallèle, les chambres demandent une mise en œuvre rapide d’une planification écologique cohérente.

Conférence de presse des chambres d'agriculture, le 29 septembre.Conférence de presse des chambres d'agriculture, le 29 septembre. (©Chambres d'agriculture) 

Alors que les agriculteurs ont déjà dû faire face à la sécheresse l’été dernier, la possibilité de coupure de gaz ou d’électricité cet hiver risque de fragiliser davantage les exploitations. Les chambres d’agriculture demandent au ministre d’œuvrer pour une reconnaissance anticipée de la sécheresse, à travers l’activation du fonds des calamités agricoles et « le versement des acomptes avant la fin de l’année », en supprimant le critère de baisse de chiffre d’affaires, ont-elles indiqué le 29 septembre.

Anticiper les coupures de gaz et d’électricité

Certaines exploitations étant très dépendantes des ressources énergétiques, les chambres d’agriculture s’inquiètent des possibilités de délestage qui pourraient toucher les agriculteurs, en fonction des plans de rationnement du gouvernement. Elles demandent donc à anticiper et à organiser, sous l’égide des préfets, des cellules de repérage des exploitations agricoles en partenariat avec les parties prenantes agricoles/agroalimentaires, avec les fournisseurs d’énergie et Enedis.

Une planification écologique plus cohérente

Déplorant également l’accumulation de normes et de réglementations, les chambres d’agriculture « demandent à ce que la planification écologique annoncée par le gouvernement soit mise en œuvre rapidement non pas en traitant les sujets indépendamment les uns des autres mais en intégrant la capacité des agriculteurs à les financer, les mettre en œuvre et les gérer », une condition nécessaire pour rendre les exploitations plus résilientes. Pour le président des Chambres d’agriculture, Sébastien Windsor, il s’agit aussi, plus globalement, de « mener une réflexion nationale globale sur les bienfaits de l’élevage et les clés de son maintien en France ».


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