Rendez-vous des chasseurs à l'Elysée Les mesures pour réformer la chasse française

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Longuement reçus par Emmanuel Macron à l’Elysée, les représentants de la Fédération nationale des chasseurs ont obtenu plusieurs de leurs revendications : un prix du permis national de chasser divisé par deux, une « gestion adaptive » pour six espèces dès cette année, la mise en place d’une « police de la ruralité » et une remise à plat du système d’indemnisation des dégâts de gibier.

Le permis national de chasser sera d'un coût de 200 €, contre environ 400 € actuellement.Le permis national de chasser sera d'un coût de 200 €, contre environ 400 € actuellement. (©Watier Visuels)

Pour les représentants de la Fédération nationale des chasseurs, c’est une « journée historique pour la ruralité et la chasse française ». Lundi 27 août, Willy Schraen, Alain Durand et Pascal Sécula, respectivement président, vice-président et trésorier de la FNC, ont été longuement reçus à l’Elysée par Emmanuel Macron, en présence de François Patriat, sénateur de Côte d’Or, président du groupe La République en Marche au Sénat, et Thierry Coste, leur conseiller politique. Nicolas Hulot et Sébastien Lecornu étaient aux côtés du chef de l’Etat.

« Le Président de la République a validé le permis national à 200 euros dès la saison 2019-2020, conformément à la proposition de la FNC, votée à l’Assemblée Générale de mars 2018 à 92 % par les  présidents des fédérations départementales des chasseurs. Le permis départemental reste lui inchangé », explique la fédération dans son communiqué. Par ailleurs, ce permis permettra dorénavant à un chasseur de chasser dans le département voisin.

Par ailleurs, dès cette année sera mise en œuvre une « gestion adaptive » sur six espèces : l’oie cendrée, le courlis cendré, la barge à queue noire, le fuligule milouin, la tourterelle des bois et le grand tétra. Un quota de 5 000 oies cendrées a été acté. « Le gouvernement finalise en ce moment les négociations diplomatiques sur ce point. »

Renforcer la police de la ruralité

Selon la FNC, Emmanuel Macron aurait « répondu favorablement à notre proposition de remise à plat des dégâts en France, qui provoquent des insatisfactions de la part des agriculteurs comme des chasseurs. »

Le chef de l’Etat aurait également validé « la mise en place d’une police de la ruralité, de la nature et des territoires qui répond à une vraie attente des chasseurs, des pêcheurs et des maires ruraux ». « Emmanuel Macron a affiché sa volonté de créer un nouvel organisme, avec une priorité sur la police de proximité dans les départements, à partir des effectifs de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et de l’Agence française pour la biodiversité. »

La Fédération nationale des chasseurs doit, de son côté, à la demande de l’Elysée, « formuler des propositions concrètes sur l’éthique de certaines pratiques de chasse en intégrant la souffrance animale. »

Ce rendez-vous élyséen, salué par les représentants des chasseurs, semble par ailleurs avoir contribué à l’annonce précipitée, par Nicolas Hulot, dès le lendemain lors de l’émission matinale sur France Inter, de sa démission du Gouvernement. Selon les différentes réactions à cette annonce, le ministre de la transition écologique et solidaire n’aurait pas apprécié la présence de Thierry Coste, conseiller politique de la FNC, à ce rendez-vous avec les chasseurs.


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