Élections chambres d’agriculture
Laurent Pinatel : « La modernité, ce n’est pas d’avoir des tracteurs high-tech »

[Interview] Le projet de la Confédération paysanne pour les élections chambres d'agriculture, expliqué par Laurent Pinatel

Pendant les quatre mois qui séparent les agriculteurs du scrutin des élections chambres d’agriculture de janvier 2019, les représentants de la Confédération paysanne entendent « convaincre les paysans qu’il faut changer de modèle agricole ». Le slogan du syndicat « Produire pour vivre » « résume notre objectif de redonner du sens au métier de paysan », explique Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.

« Nous sommes à la veille d’une grande rupture : celle de la mainmise de l’agro-industrie sur l’agriculture. En production céréalière, laitière ou bovine, les fermes grossissent et capitalisent beaucoup. Nous sommes à la veille de la prise de participation des multinationales agro-industrielles dans ces fermes car elles sont devenues intransmissibles, argumente-t-il. Il faut vite changer le système de l’intérieur, en revendiquant une transition agricole grâce aux politiques publiques. »

Le porte-parole de la Confédération paysanne impute la responsabilité de la situation actuelle des agriculteurs à la FNSEA. « Rappelons-le : les chambres d’agriculture sont au service d’un projet politique. Or, aujourd’hui, ce projet politique conduit par les chambres d’agriculture, c’est celui de la FNSEA, qui mène à la faillite du modèle agricole actuel. »

Pour ce scrutin professionnel, le syndicat veut défendre sa vision de l’agriculture moderne. « La modernité, ce n’est pas d’avoir des tracteurs high-tech, des salles de traite high-tech, de gérer sa ferme par drone. Il faut être en phase avec son époque, avec des gens qui produisent différemment, qui produisent moins mais mieux. »

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