« Il y a un moment où il faut arrêter de bourriner. Il faut arrêter d'essayer de passer quand on voit bien que ça ne peut pas passer, et alors qu'on va avoir un texte d'urgence agricole » annoncé par le gouvernement, a déclaré le député MoDem Erwan Balanant, interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse de son groupe.
Plus tôt, la députée LFI Aurélie Trouvé a dénoncé « une nouvelle charge trumpiste » du sénateur de droite, qui « a décidé de remettre sur la table une proposition de loi pour réautoriser un pesticide dangereux, cancérigène, qui s'attaque aux cerveaux des enfants, qui pose des troubles neurologiques, de fertilité et j'en passe ».
Elle a dénoncé une « provocation totale » de Laurent Duplomb qui a déposé son nouveau texte à « une semaine du débat dans l'hémicycle sur la pétition » contre son premier texte, prévu le 11 février.
Le député du groupe écologiste Benjamin Lucas-Lundy a enfoncé le clou : soit Laurent Duplomb « est convaincu que le cancer, c'est bien, (...) soit il est totalement à la solde des lobbies agroindustriels. Dans les deux cas, ça pose une vraie question sur sa capacité à être un parlementaire digne de ce nom ».
La socialiste Mélanie Thomin a également critiqué ce nouveau texte qui demeure à ses yeux, « une tromperie à l'égard du monde agricole », car il ne porte « rien en faveur d'un meilleur revenu des agriculteurs, rien en faveur d'un rééquilibrage des relations commerciales, rien pour réguler le foncier agricole et rien pour réformer notre système d'aides ».
Laurent Duplomb juge ce texte nécessaire pour venir en aide notamment aux producteurs de betteraves confrontés notamment à la jaunisse, et défendre « notre souveraineté alimentaire ».