« La recharge des nappes phréatiques est très active avec 77 % des niveaux en hausse. La situation globale s'améliore et est satisfaisante avec 47 % des points d'observation au-dessus des normales mensuelles », indique le service géologique national dans un point de situation au 15 février.
Le pays, balayé par plusieurs tempêtes successives, enregistre sa plus longue série de jours de précipitations depuis le début des mesures en 1959. La France a ainsi connu jeudi son 36e jour consécutif de pluie, selon Météo-France, subissant des crues dans plusieurs régions du grand Ouest.
« Les crues actuelles sont principalement dues à des sols saturés engendrant un fort ruissellement de surface et des crues de cours d'eau », souligne le BRGM.
Le nappes inertielles - qui réagissent très lentement aux pluies - ne sont « pas impliquées dans les inondations actuelles » et le risque est jugé « très faible sur les prochains mois ».
« Ce faible risque est une bonne nouvelle car la décrue d'inondations par remontée des nappes inertielles se fait lentement : les terrains peuvent alors restés immergés plusieurs semaines », notent les spécialistes.
Certaines nappes plus réactives ont en revanche « pu contribuer aux inondations de février, comme c'était déjà le cas en janvier ».