Marché des céréales Régularité et qualité, les deux priorités de la filière céréalière à l’export

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Derrière la formule « produire plus et mieux » se cache, pour la filière céréalière française, un enjeu de taille : garantir une meilleure régularité de la production et une meilleure qualité pour satisfaire les différents marchés, notamment à l’export.

« La filière céréalière française est confrontée, ces dernières années, à une production de moins en moins régulière », s’inquiète Franceagrimer.« La filière céréalière française est confrontée, ces dernières années, à une production de moins en moins régulière », s’inquiète FranceAgriMer. (©Terre-net Média)

Face à l’hétérogénéité de la qualité des récoltes d’une année à l’autre, la filière céréalière française entend bien « produire plus et mieux ». Mais la formule, mise en avant en 2011 par Bruno Le Maire, alors ministre de l’agriculture, cache un enjeu de taille : « garantir une meilleure régularité de la production et une meilleure qualité pour satisfaire les différents marchés », notamment à l’export.

« La filière est confrontée, ces dernières années, à une production de moins en moins régulière », s’inquiète ainsi FranceAgriMer. « Pourtant, la demande en protéines ne cesse d’augmenter sur le marché intérieur mais aussi à l’export. Elle doit faire face à des aléas climatiques de plus en plus fréquents et inédits ainsi qu’aux incertitudes d’un marché mondial toujours plus volatil et concurrentiel. En effet, les volumes produits à l’échelle mondiale continuent d’augmenter avec un renforcement de la compétitivité de certaines régions, notamment du bloc mer Noire (Russie et Ukraine, notamment) et des pays baltes en ce qui concerne le blé ainsi que des États-Unis s’agissant du maïs. »

Le cabinet Blézat Consulting a publié à la demande de FranceAgriMer un travail d’évaluation des évolutions du contexte économique, réglementaire et sociétal de différentes filières agricoles depuis la définition des premières stratégies nationales à l’horizon 2025.

Concilier préoccupations sociétales et réalisme économique

« Alors que les perspectives semblaient plutôt porteuses en 2013 pour la filière céréalière française, le positionnement de l’offre française est plus incertain après une succession de récoltes très hétérogènes en quantité comme en qualité, dans un contexte de prix orientés à la baisse et de concurrence toujours plus forte sur le marché mondial. »

« L’accident de la récolte de 2016 dû à de très mauvaises conditions climatiques » impose à la filière de modérer son optimisme des années précédentes. Et le cabinet Blézat Consulting préconise désormais de mettre l’accent sur les enjeux quantitatifs et qualitatifs dans le cadre de la stratégie de filière et de poursuivre sur la voie « produire plus, produire mieux ».

« Il faudra aussi veiller à assurer la cohérence entre les orientations stratégiques de la filière et les décisions politiques et réglementaires, en veillant à concilier préoccupations sociétales et réalisme économique, estime le cabinet. Enfin, l’enjeu de gestion des aléas reste également prioritaire, comme pour d’autres filières, à l'aune des discussions sur la future Pac. »

Dans une étude concurrentielle sur la filière blé tendre publiée début 2016 par FranceAgriMer, l'institution pointait déjà du doigt les difficultés de la filière blé tendre. L'établissement avait comparé d’innombrables données de l’année 2013, sur de nombreux indicateurs, de douze pays, parmi lesquels figurent les principaux pays producteurs et exportateurs de blé tendre comme les Etats-Unis, l’Australie, l’Ukraine, la Russie ou l’Argentine. La France ne pointait déjà qu'à la cinquième position de ce classement.

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