Essai du tracteur MF 7720 Arnaud Van Den Bosche : « Une agréable surprise ! »

Terre-net Média

Arnaud Van Den Bosche, agriculteur dans la Somme, a testé le 7720 Dyna 6, un Massey Ferguson de moyenne puissance. Même en conditions difficiles, il s’est révélé maniable, confortable et puissant.


Direction l’exploitation d’Arnaud Van Den Bosche, au sud d’Amiens, pour tester les performances du Massey Ferguson 7720 et sa transmission Dyna 6. Après une courte prise en main, l’agriculteur décide de commencer par une séance de travail du sol. Les conditions sont difficiles : après les arrachages de betteraves, la pluie a resserré le terrain. Le sol est compact, les dents du déchaumeur Synkro 5030 de Pöttinger peinent à le perforer. L’humidité aura le dernier mot. La puissance du tracteur s’exprimera finalement dans une parcelle moins argileuse.

200 chevaux. C’est ce qu’annonce le constructeur lors de la prise en main de la machine. « Côté puissance, pas de doute, tous les chevaux sont bien sous le capot, affirme Arnaud. Mais ce qui m’étonne le plus, c’est l’adhérence de ce modèle, parfaite ! » Il faut dire que les conditions étaient idéales pour faire ressortir ce point fort. D’autant qu’avec ses 3 m d’empattement, ce tracteur est le plus long de sa catégorie. « Ça accroche fort ! Sol dur et surface glissante ne lui résistent pas » explique l’agriculteur.

Puissance, adhérence et maniabilité

La version Efficient essayée correspond à une finition de milieu de gamme. Elle regroupe neuf modèles de 140 à 255 ch. Le 7720 est un tracteur simple mais non dénué pour autant d’automatismes. Au niveau de la transmission tout d’abord, équipée d’un mode AutoDrive. Lorsqu’il est actif, le passage des rapports s’effectue comme sur une boîte automatique. Le chauffeur utilise la pédale d’accélérateur et plus il appuie, plus la vitesse augmente. Au champ, il est possible d’enregistrer le régime moteur et la vitesse d’avancement. Cette fonction s’applique aussi au relevage et simplifie les manœuvres de bout de champ.

Le conducteur gère le passage des vitesses depuis un joystick SMS multifonction, qui centralise les commandes de deux distributeurs, ainsi que la gestion du relevage. Une impulsion sur la touche voisine de la transmission inverse le sens d’avancement du tracteur. Enfin, deux fonctions sont paramétrables : par exemple, le relevage monte ou baisse à l’impulsion de la touche H3 et le tracteur se cale à la vitesse programmée en appuyant sur H4. Dans les fourrières, toutes les commandes nécessaires sont à portée de la main droite.

Une suspension étonnante

Un autre levier échelonne les rapports de la transmission. Sur le principe d’une boîte séquentielle, on passe la vitesse supérieure en poussant la manette vers l’avant. À l’inverse, le tracteur rétrograde lors que la manette est actionnée vers l’arrière. « Je ne comprends pas bien l’intérêt de ce levier, s’écrit Arnaud. Il n’apporte rien de plus que le joystick multifonction. Par contre, l’AutoDrive est très pratique. Au transport,  le chauffeur n’a qu’à accélérer. Il ne s’occupe plus des vitesses, c’est automatique ! »

Côté finitions, le tractoriste a fait le choix de la simplicité. Pas de place pour le superflu et les gadgets. Un modèle qui vieillira peut être mieux que les matériels bourrés de technologies…

Le modèle mis à l’épreuve dispose d’un pont avant suspendu à deux vérins et trois boules d’azote. Avec la suspension mécanique de cabine, « le confort à bord est bluffant » explique l’agriessayeur.

Pour le deuxième jour de test, changement de mission. L’engin doit ramener une remorque de 15 t de plants de pomme de terre. Aux commandes : Maxime, le salarié. Une quarantaine de kilomètres séparent l’exploitation de celle du beau-frère, fournisseur de plants. Routes sinueuses, montées, descentes,… voilà qui réjouit déjà Maxime, impatient de mettre le tracteur à l’épreuve dans la vallée samarienne. Le résultat est sans appel : « ce tracteur est vraiment polyvalent et doté d’un rapport poids puissance intéressant. Il mérite d’être connu ! Au transport, le mode automatique permet d’utiliser toute la puissance du tracteur en optimisant le régime moteur.»

« Un tracteur simple mais non dénué d’automatismes pour autant »

L’entretien aussi est simple. L’ouverture du capot offre un dégagement suffisant pour accéder facilement aux organes nécessitant un entretien régulier. Ainsi, filtres, radiateurs sont accessibles. L’espace entre les deux radiateurs est important pour permettre le passage de la soufflette.

Pour les couche-tard, l’éclairage est performant. Pas moins de 18 feux (12 à l’avant et 6 à l’arrière) garantissent un éclairage à 360 degrés. Côté petits plus, Massey a été généreux. Sur la route, les gyrophares s’allument automatiquement. Des petits leviers assurent la décompression des distributeurs hydrauliques. Le branchement des coupleurs devient un jeu d’enfant. Piloter les fonctions arrière du tracteur grâce aux commandes de relevage, de distributeur et de prise de force sur les ailes de l’engin. Enfin, le rayon de braquage est faible. L’astuce : une fois en butée, les garde-boue s’escamotent. Ils ne touchent pas le capot mais ne limitent pas le braquage.

La consommation du tracteur n’a pas pu être mesurée précisément. Cependant, après deux jours d’utilisation, Arnaud a constaté en faisant le plein de carburant que la machine n’était pas grande consommatrice de gasoil.

Arnaud Van Den Bosche : « L’adhérence et la puissance sont remarquables. » Après avoir testé durant deux jours le Massey Ferguson 7720, Arnaud Van Den Bosche et son chauffeur sont tous deux agréablement surpris par le confort, la puissance et l’adhérence du tracteur. Habitué à des machines John Deere, l’agriessayeur apprécie de découvrir une autre marque. « Les 200 ch annoncés sont bien là. La surprise vient davantage de l’adhérence : elle est parfaite. Sans parler de l’excellente maniabilité qui, dans les conditions difficiles de l’essai, s’est révélée très utile, ajoute-t-il. Le confort est d’un bon niveau grâce à l’efficacité de la suspension du pont avant. » Le 7720 Efficient Dyna 6 est le milieu de gamme. Il possède peu d’automatisme mais il n’est pas pour autant trop simpliste. « L’inverseur de marche sur le joystick multifonction est pratique. Lorsqu’on travaille au champ, toutes les fonctions nécessaires peuvent être commandées depuis celui-ci. Par contre, le levier de la transmission ne sert à rien puisqu’il dispose des mêmes fonctions, s’exclame Arnaud. Ce Massey est un bon tracteur. Je ne connaissais pas mais je suis content de l’avoir essayé.


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