Robot en grandes cultures Un agriculteur sur deux n'a pas confiance en la robotique

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À l'approche du Forum International de la Robotique Agricole (Fira), qui aura lieu du 7 au 9 décembre à Toulouse, un récent sondage réalisé sur Terre-net.fr, indique que près de la moitié des agriculteurs interrogés n'ont pas confiance en la robotique. Elle va encore devoir prouver aux agriculteurs son efficacité et sa fiabilité.

Le FIRA est un salon qui présente les nouveautés robotiques agricolesLe Fira est un salon qui présente les nouveautés robotiques agricoles. (©Fira) 

D'après un récent sondage publié sur Terre-net.fr (1 267 votants), près de la moitié des agriculteurs interrogés (48,9 % des votants) n'ont pas confiance en la robotique. Ce sujet des nouvelles technologies sera au cœur de la sixième édition du Fira. Cette année, le salon est organisé au format hybride, soit en présentiel à Toulouse, soit en ligne sur une plateforme dédiée, comme cela a déjà pu être le cas en 2020. Il  présentera les nouveautés du secteur de la robotique agricole. 

Des agriculteurs frileux face à la robotique agricole

Comme on peut le voir sur les résultats du sondage, 48,9 % des votants n'ont pas confiance en la technologie, 42,2 % sont ouverts aux technologies, et seulement 8,9 % en sont totalement convaincus. Ces résultats montrent un net décalage entre les innovations proposées par les roboticiens et la volonté des agriculteurs à se lancer.

L'agriculture est un domaine où l'innovation est forte. En un siècle, elle est passée de la fourche au robot.

Aujourd'hui, des solutions performantes déjà proposées par les constructeurs 

Tractoristes comme équipementiers, tous proposent des solutions pour automatiser le travail.

Les tractoristes sont capables de proposer des fonctionnalités comme l'autoguidage, la gestion du séquençage en fourrières, le demi-tour automatique en bout de champ. L'opérateur n'a plus qu'à appuyer sur un bouton pour enclencher le travail et surveiller le bon déroulement de celui-ci par le tracteur.

Les équipementiers, de manière complémentaire aux tractoristes, proposent des fonctionnalités comme le guidage par caméra, l'Isobus, dont la fonction Tractor Implement Management (TIM). Cette fonction permet à l'équipement de prendre la main sur la vitesse d'avancement du tracteur, le relevage ou le circuit hydraulique.

Lire aussi : Chez Fendt, c'est Tim qui prend les commandes du tracteur !

Pourtant la demande est là !

Du point de vue des roboticiens, la demande est là. Mais elle vient surtout des agriculteurs spécialisés (maraichers, vignerons, arboriculteurs, ...), qui ont des cultures/modes de culture chronophages, parfois difficilement mécanisables, et qui peinent à recruter.

Les agriculteurs dits "céréaliers" sont moins confrontés à ce type de problématiques, et ont la possibilité de les compenser avec du matériel plus performant et/ou connecté, avec un débit de chantier plus élevé.


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