État des nappes phréatiques Du Bas-Rhin au Rhône, le niveau des nappes est bas et proche des minimums

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Selon la dernière note d'information du BRGM, les niveaux des nappes phréatiques au 1er avril 2019 sont autour ou en-dessous des moyennes mensuelles. Un nombre marqué de réservoirs affiche déjà des niveaux modérément bas à bas, notamment en Bourgogne, en Alsace ou dans le Berry.

Etat des nappes phréatiques au 1er avril 2019.État des nappes phréatiques au 1er avril 2019. (©BRGM)

Selon la note du BRGM concernant l'état des nappes phréatiques au 1er avril 2019 : « Au nord de la France, la recharge hivernale des nappes est encore active du fait de précipitations conformes à la saison voire légèrement excédentaires. Cependant, les hausses enregistrées sont souvent faibles et s’amortissent durant la seconde quinzaine de mars. À l’est, dans la plaine d’Alsace, les précipitations de mars ont eu des effets contrastés sur la nappe. Les niveaux sont en hausse au nord de Colmar mais continuent de descendre au sud. Enfin, au sud d’une ligne allant de la Vendée à la Bourgogne, la deuxième partie du mois de février et le mois de mars 2019 ont été marqués par un temps sec et ensoleillé et les tendances à la baisse se sont généralisées. Sur le pourtour méditerranéen, le dernier épisode de recharge remonte à début février. »

« L’évolution des niveaux durant le mois de mars traduit une inversion des tendances qui laisse présager la fin prochaine de la période de recharge. Ce changement de tendance devrait se généraliser dans les prochaines semaines pour les points encore en hausse. »

« En février et mars 2019, les pluies déficitaires n’ont pas permis d’assurer la recharge hivernale attendue. Toutefois, la situation en mars n’évolue que peu par rapport à février : les niveaux des 255 indicateurs ponctuels se situent globalement autour de la moyenne pour 35 % ou modérément bas à très bas pour 51 %.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, on peut citer :

  • Les nappes des formations complexes et alluviales de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, dont la situation proche de la moyenne mensuelle reste satisfaisante, bien que les niveaux soient en baisse.
  • La nappe alluviale de la Garonne et de ses affluents, qui a bénéficié d’une recharge significative en automne et plus faible durant l’hiver, dont les niveaux sont globalement autour de la moyenne.
  • Les nappes de l’ouest et du centre du Bassin parisien, pour lesquelles la recharge se poursuit faiblement en mars et dont les niveaux sont comparables à la moyenne mensuelle.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux bas par rapport aux moyennes mensuelles, on peut citer par exemple :

  • Les nappes des alluvions et cailloutis de Bourgogne et des alluvions et des couloirs fluvioglaciaires du Rhône amont, dont les niveaux restent bas à très bas pour la saison. Certains ouvrages présentent des niveaux mensuels proches des minima connus.
  • La nappe sud de la plaine d’Alsace, dont les niveaux, globalement stables ou en baisse, sont partout inférieurs aux moyennes de saison. Au sud de Colmar, la région n’a pas bénéficié d’une recharge active et certains niveaux correspondent aux relevés les plus bas enregistrés pour un mois de mars.
  • La nappe des calcaires jurassiques du Berry, qui observe des tendances stables ou en baisse et des niveaux bas à très bas, la recharge sur ce secteur ayant été tardive et peu marquée.

Si les tendances à la stabilisation et à la baisse se confirment et que la période de recharge hivernale se termine prochainement, la situation pourrait devenir rapidement peu satisfaisante sur ces secteurs. »

Une situation qui ne s'améliore pas en avril

Depuis le début du printemps, les pluies ont été très faibles sur une large moitié nord de la France. Meteo Consult note ainsi : « au cours de la première quinzaine d'avril, il n'est tombé que 8 mm à Bourges, 9 mm à Paris ou encore 10 mm à Caen ce qui représente un déficit pluviométrique de plus de 50 % par rapport à la normale ». Une certaine sécheresse de surface s'est donc déjà installée sur une large partie du territoire.

Les pluies prévues dans les jours à venir pourraient enrayer cette sécheresse de surface et augmenter le niveau des nappes phréatiques. 

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