Bilan de campagne maïs Sévère baisse de 23 % de la production et grand écart de rendements

Terre-net Média

Après le record de 2014, la production 2015 estimée à 13,9 millions de tonnes accuse une sévère baisse de près de 23 % notamment en raison des conditions climatiques de l’été qui ont lourdement pénalisé le rendement estimé à 90,1 q/ha au niveau national.

Maïs grain.Les rendements en maïs grain varient de 35 à 175 q/ha. (©Terre-net Média)

En maïs grain, la baisse des surfaces (de 5,6 % par rapport à 2014) et la sécheresse estivale, aggravée par de fortes températures, ont lourdement pénalisé la production. La quasi-totalité du territoire est concerné, particulièrement les maïs continentaux, mais aussi ceux du Sud-Ouest. Le rendement national est estimé à 90,1 quintaux par hectare et la production à 13,9 millions de tonnes. « Cette moyenne nationale masque cependant d’énormes disparités, témoigne Gilles Espagnol, responsable maïs d’Arvalis-Institut du végétal, selon les zones de production et les conditions de culture, les rendements variant de 35 à 175 q/ha. Cette année, l’accès à l’eau aura fait toute la différence, avec des écarts allant de 30 à 90 q/ha. »

La production de maïs fourrage a également été durement impactée par le climat. Les rendements varient de 6 à 22 t/ha. Les transferts de maïs grain en maïs fourrage, élevés, concernent environ 70 000 hectares. Gilles Espagnol évoque de nombreux avortements de grains qui pourront poser des problèmes à certains éleveurs. « Les teneurs en amidon sont plus basses et celles en matière azotée sont plus élevées que la normale. »

En maïs semence, la production s’avère moyenne avec un résultat technique pourtant évalué à 95 % de l’objectif. En raison des records de production de l’année 2014, les surfaces de production affichent une baisse de 25 % à 69 850 ha. Mais cette baisse étant moindre que dans le reste de l’UE à 28 (33 %), la France conserve son rang de premier producteur européen.

En maïs doux, sur des surfaces réduites à 20 000 ha, après la forte récolte en 2014, la production 2015 sera au rendez-vous.

Pour le président de Maiz’Europ', Christophe Terrain, « cette année de sécheresse confirme tout de même le potentiel de la plante maïs. 90 quintaux c’est 20 de mieux qu’en 2003 et 8 de plus qu’en 2005, deux années marquées par une forte sécheresse estivale. Même en cas de coup dur, la plante est capable d’assurer un service minimum à la production française. »


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