Changement climatique Comment les agriculteurs pourront-ils lutter contre ?

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Premier secteur concerné par le changement climatique, l’agriculture devra s’y adapter. Mais elle aura aussi son rôle à jouer pour en réduire les effets. Le ministère de l’Agriculture entrevoit quatre leviers d’actions pour réduire de 33 à 40 % les émissions de CO2 par l’activité agricole.

Ciel nuageuxLe secteur agricole émet chaque année 100 Mt d’équivalent CO2, soit 20 % des émissions totales de la France.  (©Terre-net Média)Selon le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux, le secteur agricole émet chaque année 100 Mt d’équivalent CO2, soit 20 % des émissions totales de la France. Un chiffre en baisse depuis 1990 du fait de la diminution du cheptel et de la baisse de la fertilisation azotée.

Mais face au changement climatique, l’agriculture française est soumise à deux enjeux de taille : « l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (Ges) et l’adaptation de l’agriculture, de la forêt et des écosystèmes à l’évolution du climat », explique le Cgaaer dans un rapport publié le 22 septembre 2014.

Dans ce rapport sur les contributions de l’agriculture à la lutte contre le réchauffement climatique, publié le 22 septembre dernier, le Cgaaer estime que le secteur agricole pourrait, à terme, réduire ses émissions de 33 à 40 Mt par an à l’horizon 2030, grâce à quatre leviers d’actions.

L'agro-écologie, premier vecteur d'économies

Le développement de pratiques agricoles plus « agro-écologiques », telles que la couverture des fosses, le développement de la méthanisation, la précision de la fertilisation, la couverture des sols pour davantage stocker le carbone, les techniques du sol simplifié, l’allongement des rotations, offre « un potentiel de réduction de de 10 à 15 Mt CO2/an ».

La réduction de moitié de l’artificialisation des sols, en limitant l’étalement urbain et le retournement des prairies, permettrait une réduction de 8 à 10 Mt CO2/an supplémentaire.

La lutte contre le gaspillage alimentaire aussi serait un levier non négligeable pour limiter les émissions de Ges. Réduire les pertes alimentaires de 20 % permettrait une économie d’émissions de 10 Mt d’équivalent CO2 par an.

Enfin, quatrième levier, une gestion plus dynamique de l’exploitation forestière, avec une augmentation de la récolte de bois de 20 Mm3 par an et un reboisement de 50.000 ha d’essences à forte croissance réduiraient les émissions de 5 Mt d’équivalent CO2.

 


 


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