Étiquetage des produits alimentaires Date limite de consommation ou de durabilité minimale : mode d'emploi

AFP

Depuis 2014, deux types d'indications existent pour renseigner le consommateur sur la durée pendant laquelle il peut consommer un produit : la date limite de consommation et la date de durabilité minimale (qui a remplacé l'ancienne date limite d'utilisation optimale, DLUO).

Ce type d'étiquetage des denrées alimentaires est soumis à de nombreuses règles harmonisées au niveau de l'Union européenne, mais leur contrôle revient à chacun des 27 États membres, avec l'objectif tout à la fois de protéger les consommateurs et de favoriser la libre circulation des produits. Le principe général est que l'étiquetage et la présentation d'un produit alimentaire, préemballé ou pas, ne peuvent induire le consommateur en erreur sur ses caractéristiques, ses propriétés ou ses effets.

De quoi parle-t-on ?

La date limite de consommation (DLC), soit les mentions « à consommer avant le » ou « à consommer jusqu'au » : Il faut respecter cette date, car au-delà « le produit peut présenter des risques pour la santé du consommateur », précise l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). C'est notamment le cas des denrées périssables (produits laitiers, viandes...)

La date de durabilité minimale (DDM), soit la mention « à consommer de préférence avant le » : Au-delà de cette date, « la denrée peut perdre certaines de ses qualités gustatives nutritionnelles mais peut être consommée sans danger pour la santé », précise l'Anses. Cette indication est notamment visible sur les boissons, les produits d'épicerie (pâtes, riz, sucre, conserves...) Les autres mentions importantes à respecter : la température de conservation doit être suivie avec attention « sinon la qualité sanitaire de votre aliment n'est plus garantie », souligne l'Anses. De même, quand elle est précisée par l'industrie, il est vivement conseillé de respecter la nature de la cuisson, notamment pour les saucisses ou les steaks hachés.

Par ailleurs, ajoute l'organisme, « un emballage "gonflé", une boîte de conserve déformée, l'absence de "pop" à l'ouverture d'un bocal, une odeur désagréable, une couleur anormale » doivent alerter le consommateur : il y a danger et il faut jeter cet aliment.


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